Bienvenue sur le blog de mes stages et ateliers  d'écriture !

Textes écrits par des participants à mes ateliers et à mes stages d'écriture, manifestations littéraires, concours... 

Dernière publication

Delphine C.
06 mars 2026
Textes d'ateliers

La musique « ça s'écoute fort » voilà il l'a dit !Par réflexe, je lui masse la nuque lorsqu'il prononce ces mots secs, je tente de ramollir le cuir de sa peau puis j'ajuste mes lunettes en les descendant de mes cheveux à mon nez.Derrière mes verres teintés, je fonds dans le siège.Dans le rétrov...

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Invité - TORRES
13 février 2026
Merci Jean François, oui, je trouve même le termes d’IA déjà préoccupant même si ce sujet...
Invité - jean francois
13 février 2026
Belle idée ( si l'on peut dire!) que ces livres évolutifs... La remise en cause du droit d...

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06 mars 2026
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Jacques Villon, Portrait de J.L.B. Temporalité et écriture La littérature, le roman en particulier, peuvent raconter des vies entières en quelques pages et, même si l’auteur se donne des centaines ou des milliers de pages, il lui  faudra choisir, sélectionner et se centrer sur certains moments qui lui semblent représentatifs ou nécessaires à son récit. Pour passer de l'un à l'autre  de ces temps "racontés", la narration effectue un « saut » et il existe plusieurs façons de le concevoir et de l'articuler au récit, ces différentes options narratives, ces diverses façons de passer d'un temps à l'autre se distinguent notamment par leur rapport au tout, à la totalité de l'histoire, à sa suite temporelle complète.     L’ellipse : maintien d’une chronologie lisible Ces sauts, quand ils sont faits en reliant entre eux les moments racontés, s'appellent des ellipses.     L'ellipse omet, "saute" une portion de temps, d’action, mais elle le fait dans un cadre temporel qui reste globalement ordonné et repérable. Le texte fournit pour cela des indices (adverbes, dates, saisons, âges des personnages,  données temporelles, un court résumé de ce qui s’est passé entretemps etc.) qui indiquent au lecteur la suppression d’un segment de l’histoire et lui permettent de situer mentalement l’ellipse dans une chronologie comme le « Quelques mois plus tard… » de Patrick Modiano dans  Rue des boutiques obscures.   Même quand l’ellipse est brutale  : « Seize ans plus tard. » écrit Victor Hugo, elle sous-entend une temporalité repérable.   Les différents moments du texte ainsi réunis par l’ellipse ne sont donc pas des fragments autonomes : ils restent des moments d’une même chaîne causale et chronologique séparés par un moment sous-entendu: le temps manquant existe dans l’histoire, il est évoqué, affirmé comme non raconté. Le lecteur perçoit une continuité partiellement énigmatique ou laissée dans l’ombre, mais encadrée et située clairement. L’ellipse ne fragmente donc pas le texte : elle est un outil qui permet de condenser le récit.   Les fragments, des segments autonomes L'ellipse situe l'extrait par rapport à la totalité, au minimum par rapport à l'extrait précédent, comme un morceau d'un puzzle se présente en tant que partie d'un tout.   Le fragment refuse cette référence, il se présente comme un tout séparé. Il laisse les moments absents totalement dans l’ombre, sans repère temporel pour les situer les uns par rapport aux autres, le récit n’est plus simplement discontinu, mais fragmenté. Le lien peut être fait, ou pas, par le lecteur, mais la totalité devient une référence floue, très allusive ou indirecte. Il n'y a plus de référence à une temporalité repérable que l'on pourrait reconstituer.     Exemple d'écriture fragmentaire hors fiction dans Les Ombres errantes de Pascal Quignard, ouvrage composé d’une succession de fragments méditatifs. « Lire, c’est quitter le monde visible.Celui qui ouvre un livre se retire.Il abandonne le bruit commun pour une voix silencieuse.La lecture est une solitude partagée avec un mort.  Dans les livres, les morts parlent aux vivants.La voix qui vient de la page n’appartient plus à personne.Elle a traversé le temps.C’est une parole sauvée de l’oubli. »   Exemple dans la fiction dans Les Vagues de Virginia Woolf, ce roman est composé de monologues successifs de différents personnages, sans transition narrative. Chaque prise de parole forme un fragment autonome. Fragment 1 : monologue de Bernard« Les feuilles tombent ; les feuilles tombent sans cesse.J’erre dans les rues de Londres, inventant des histoires.Chaque visage que je croise devient le début d’un récit.Pourtant, au moment où je veux saisir ces histoires, elles s’évanouissent. »Fragment 2 qui enchaine  : monologue de Susan« J’aime les champs humides et les odeurs de l’étable.Ici, la terre est solide sous mes pieds.Les villes me troublent ; leurs voix se croisent sans repos.Je préfère le rythme lent des saisons et le pas régulier des bêtes. »   L'idée de fragment se retrouve à tous les niveaux du texte :  Au niveau d'éléments temporels séparés, non reliés par une ellipse, le fragment concerne la chronologie,  le temps est coupé. Il peut être  ponctuel, réversible, ou suspendu ; le temps fragmenté ne s’écoule pas vraiment. Au niveau stylistique, la fragmentation se fait essentiellement par des phrases sont juxtaposées. En ce qui concerne la construction globale, la fragmentation se fait au travers de matériaux hétérogènes sans marqueurs logiques ou causaux explicites. Les parties séparées se suivent avec une relation qui  peut rester flottante ou associative et qui relève davantage de la résonance, de l’écho, de la juxtaposition, de la variation ou de la contradiction que de la succession ordonnée. Contrairement au montage ou à la construction classique, les fragments ne sont pas nécessairement organisés en système. Le mot qui caractérise le mieux  le fragment, c'est l'autonomie. Le fragment est un texte bref mais complet. On parle alors de texte fragmentaire, de narration éclatée, d'écriture discontinue.   Dans sa forme la plus radicale (Blanchot, Cioran tardif, certaines proses de Jabès, Handke dans Le Malheur sans désirs, ou encore Pascal Quignard), le fragment ne se situe pas dans une hiérarchie et leur ordre peut être modifié sans détruire l'ensemble ou sans que l'on puisse y voir une faille par rapport à une hiérarchie narrative. Cette déconstruction de l'idée de totalité et d'ordre est parfois désignée comme  le « non-lien » ou le « rapport sans rapport » (Blanchot). Le fragment a été inauguré par Friedrich Schlegel et la tradition romantique. « La littérature est le fragment de tous les fragments » a pu écrire Goethe. Le fragment n’est pas un morceau d’un tout, mais une forme ouverte. On peut parler aussi d'une poétique différente de celle de l'ellipse : d'une tentation ou d'une recherche de l’inachèvement.   Fragmentation, concentration, condensation L'expression « écriture fragmentaire » peut recouvrir des formes différentes qu'on ne peut simplement assimiler et résumer par l'idée de discontinuité. La « fragmentation » n’est pas un procédé unique, mais une famille de formes de ruptures selon le niveau et le type d'autonomie recherchés.   Il faut rappeler que de nombreux textes, notamment contemporains, utilisent à la fois l'ellipse temporelle et une forme de fragmentation dans des orientations multiples. La frontière ellipse / fragment (et c'est le propre de toute notion littéraire, nous ne sommes pas en mathématique...) devient parfois poreuse.  On peut citer dans le domaine poétique René Char avec des fragments très autonomes, mais parfois une thématique de la Résistance ou une chronologie émotionnelle diffuse les relie subtilement. Et dans l'autofiction : Annie Ernaux, dans certains livres comme Les Années, mélange écriture fragmentaire et ellipses temporelles très marquées avec une chronologie historique quand même lisible.   Notons égalment que l'écriture fragmentaire peut aussi se marquer, non par l'absence de repère mais par une proportion texte/totalité. Raconter une existence humaine en quelques paragraphes séparés, même avec quelques indications, procède du fragment. Trop de choses manquent pour que la perception de la discontinuité, du vide, ne prime pas sur celle d'une totalité.  On peut placer dans cette catégorie le livre «Roland Barthes par Roland Barthes », une biographie que l'auteur veiut "éclatée" en chapitres comment autant de fragments de vie avec comme incipit, par exemple : Au moment du premier cri… Au tableau noir… La première fois qu…. A trente ans…  La dernière fois qu… A son dernier instant…   Les repères temporels sont là, mais la chronologie complète s'estompe au profit d'instantanés qui, certes renvoie à l'idée de biographie, mais celle-ci, largement absente, ne peut qu'être très partiellement reconstituée.   Beaucoup de textes ne sont pas fragmentés au sens de complètement décousus et composés de morceaux sans liens explicites, mais la façon de raconter par de menus éléments, des micro scènes pour évoquer un temps très long, laissant tout le reste dans l'ombre sont tellement concentrés, condensés qu'ils donnent une impression de fragmentation malgré les ellipses et repères. Exemple d' écriture ellpitique, concentrée jusqu'au fragmentaire et pourtant très évocatrice : "À dix-huit ans, Pierre quitta la maison campagnarde où il était né. Au moment précis où il s’en alla, sa vieille mère infirme était dans Ie lit de la chambre bleue dans laquelle il y avait le daguerréotype de son père, des plumes de paon dans un vase, et une pendule représentant Paul et Virginie, et qui indiquait trois heures. Dans la cour, sous le figuier, son grand-père se reposait. Dans le jardin, il y avait sa fiancée, des roses et des poiriers luisants. Pierre alla gagner sa vie, dans un pays où il y avait des nègres, des perroquets, des caoutchoucs, de la mélasse, des fièvres et des serpents. Il y demeura trente ans. Au moment précis où il revint dans la maison campagnarde où il était né, la chambre bleue était devenue blanche, sa mère reposait au sein de Dieu, Ie portrait de son père n’était plus là, et les plumes du paon et le vase avaient disparu. Un objet quelconque remplaçait la pendule. Dans la cour, sous le figuier où son défunt grand-père se reposa, il y avait des écuelles cassées et une pauvre poule malade. Dans le jardin de roses et de poiriers luisants où fut sa fiancée, iI y avait une vieille dame. L’histoire ne dit pas qui elle était." Francis Jammes, Le Roman du lièvre (1922)    Fragmentation, continuité... modernité ?  Au-delà du constat et de la nécessaire définition des termes, le choix de la fragmentation, par opposition à la continuité et sa construction, est une manière de se positionner par rapport à des questionnements de notre époque. La pratique du fragment correspond à un désir de coller ou d'exprimer sa dimension nettement discontinue, fragmentée, mais aussi, plus largement, de se placer dans une posture réfractaire à toute tentative de donner un sens global et universel au monde. L'écriture fragmentaire refuse, de façon plus ou moins marquée et consciente, toute idée de "réalité" autre que dispersée, éclatée, réalité décousue, insaisissable dont le discours continu et logique ne serait plus apte à rendre compte.    Une sorte d’évidence entoure la notion de fragmentation dans l’art contemporain. En effet, dans une large part de la création contemporaine, règne le subjectif, le partiel, le relatif. En peinture, le glacis, le tableau construit ont laissé place, par exemple,  au collage, en art plastique, la sculpture a laissé place à l’installation.   Il n’est donc pas étonnant de retrouver cette même tendance dans une partie de la littérature contemporaine. Il s’agit donc de renoncer à la continuité et, comme indiqué plus haut, renoncer à l’envie de tout expliquer, de tout articuler, de préciser les ellipses, d’assurer une continuité temporelle et une continuité des personnages au-delà des trous inévitables du récit.  Continuité temporelle et continuité spatiale sont remises en cause, mais aussi la continuité psychologique des personnages. Le personnage, et, par là, l’être humain, est-il unifié, existe-t-il comme continuité ? Le fragment est une façon de se placer du côté de la réponse négative.   Une partir de ce refus vient aussi de l’idée selon laquelle guider trop précisément le lecteur serait lui imposer une vision du monde dans lequel tout s’enchaîne et s’articule. La discontinuité, en laissant des vides, cherche à laisser plus de place au lecteur, l’auteur renonce à occuper le terrain, le texte s’ouvre, les possibles d'interprétation s’accroissent.   L’écriture fragmentaire correspond aussi à l’envie de ne pas expliquer et de ne pas juger : montrer, raconter et laisser des trous dans le récit, à la limite des incohérences, comme une façon d’écrire sans y toucher, sans s’engager.   La discontinuité se niche donc aussi et peut-être plus souvent encore - comme noté plus haut -  dans le style. Parfois, une histoire précise est racontée dans un style dit blanc, neutre, si minimaliste qu’elle peut être ressentie comme fragmentaire, mais le style n’est pas le sujet de cet article.    Ce qui est intéressant de noter ici, c’est que ce qui se joue au niveau du sens et ce qui se passe au niveau de la forme se rejoignent, s’il n’y a pas - pour l'auteur -  de possibilité de sens dans l'existence humaine, dans la suite des évènements, une discontinuité, une tendance au fragment apparait dans la forme du texte littéraire.    On peut évidemment relier ce retrait de la liaison et parfois même de toute construction à la disparition des grandes idéologies, des grands récits politiques ou religieux qui donnaient sens à l’histoire, remplacées par des objectifs plus modestes.    Dans beaucoup d’analyses du postmodernisme, la fragmentation est ainsi interprétée comme le signe d’un monde où les grands systèmes d’explication se sont effondrés, elle serait le symptôme d'une acceptation de la perte de tout sens global. Toute idée de totalité ou même de direction préférable serait ainsi devenue suspecte. Cette alternative entre, d'un côté, continuité -avec ses ellipses,  ses repères, sa construction, sa cohérence-  /  et, de l'autre, la fragmentation, a donc deux versants : Un versant positif, celui qui cherche à laisser plus de place au lecteur, limiter les explications. Et un second aspect plus contestable, l’absence de sens et, parfois, il faut bien le reconnaitre, le risque d'une facilité : le fragment, le  refus de donner un sens, de proposer une interprétation glisse et élude le travail de construction et de forme.  Et pour conclure, un autre enjeu important de l'écriture par fragments : L’écriture doit-elle être à l’image de la vision contemporaine du monde, se conformant au constat de la perte du sens ?   Ou doit-elle être chercher une voie nouvelle pour, au minimum, interroger cette perte de sens et de cohérence et peut-être, à sa façon, en proposant de nouvelles formes, dépasser l'impasse fragmentaire, et tenter d'y répondre ? C'est dans cette voie qui prend en compte les questionnements contemporains, mais ne se contente pas de les constater, que je place mon travail.      {loadmoduleid 197}  
06 mars 2026
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Pour provoquer et explorer le mouvement du monologue intérieur,  la thématique du mouvement continu est efficace. Ce thème permet d'expérimenter l'idée de flux de conscience. On ne "coupe pas le moteur" ni dans la tête du personnage ni dans le véhicule en mouvement. Le texte retranscrit directement le monologue intérieur comme un "micro branché dans le cerveau". Exemples de textes écrits avec cette proposition : -  Trop fort  -  Départ         {loadmoduleid 197}  
05 mars 2026
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La douleur réveille la nuit et l’esprit étonné s’aperçoit dans le noir. Fantôme, il court, de souvenirs en projets inaudibles. Il croit savoir, croit dire, il flotte. Une flèche le tient loin du repos, au-dessus du corps, il s’agite. Il espère que le temps va passer, qu’il va se délivrer de cette brume lancinante. Il erre, il radote, finit par se tourner, se retourner, cherche, sur le dos, sur le côté… une issue provisoire et déjà condamnée, car la douleur est là, tel un intrus qui frappe à la porte et jamais ne s’arrête, battement régulier, vainqueur et obstiné. Un instant, le sommeil parvient à effacer l’âcreté de ce bruit au creux de la vertèbre ou dans le pli de l’aine et puis le regard cherche, visite l’ombre derrière les rideaux. Un signe de l’aurore, une lueur infime ? Rien.Soudain tout bat plus fort, la nuit se transforme en désert, plus de ligne du temps pour orienter la course. Est-ce minuit, cinq heures ? Plus de frontière, un espace qui s’ouvre sans rien offrir qu’une errance pénible, à l’aveugle dans un océan exténuant. Il faudrait se soulever, saisir à tâtons la boite dans le tiroir et prendre la pilule grise, cette issue provisoire… Mais il faudrait un peu de force et d’oubli, car il n’est pas l’heure. Pas encore. Le long voyage se poursuit entre les eaux de la somnolence et les rochers de l’impatience, le drap est lourd, le matelas rigide, pas de posture pour accoster. L’eau est noire et profonde, pourtant l’on ne peut s’y noyer. On flotte à la recherche du repos. Et puis, venue de nulle part, une lumière glisse, doucement, le long du rideau, une coulée étrangement moite, visqueuse, s’émiette au fil de l’épais coton gris. Dans le lit, le corps, moite lui aussi, se tourne lentement, les yeux accrochés à la triste lumière. Le jour est là, enfin. C’est l’heure autorisée, un peu d’eau, une fraicheur épaisse dans la gorge et la dose qui va tout libérer.Et l’esprit se met à l’écoute. Il sait. Sait qu’il faut patienter.Dans le silence de la grande chambre, une toile de fond adoucit les angles du mur. Le rai de lumière s’amarre tendrement aux draps, s’élève une petite musique, oui, la douleur chantonne, berce, lancine encore un peu son tout petit refrain qui laissera sa trace, après disparition.La longue nuit, traversée de douleur, plane encore comme une odeur de renfermé, le matin se révèle imbibé de combats. Un peu d’humanité se grave, s’enracine dans les spirales du cerveau. Un ensemencement de la douleur dans la chair, ou ensemencement de la chair par la douleur, n’est-ce pas cela que l’on appelle, l’incarnation ?Mais pour l’instant, c’est l’heure de la fuite.Les molécules circulent et l’esprit, aux aguets, reste curieux de voir comment, le serpent, la chose, la brûlure va se métamorphoser.Redeviendra bientôt le petit animal fidèle, le locataire du début, celui qui ne gênait pas trop. Celui à qui l’on n’a pas pu, pourtant, s’habituer. On l’a invité à sa table, pour tenter de l’apprivoiser, et c’est lui qui a choisi le menu, l’a imposé. Un envahisseur, qui tout de même, en guise de loyer, a enseigné, à sa façon, les lois de l’hospitalité. Accueillir avec grâce, les petits renoncements, les grands mouvements de recul vers la résignation joyeuse à la vie serrée entre ses murs. Professeur d’unité du corps et de l’esprit, non plus le roseau pensant, ou la tête régnante, mais la conscience de l’unité, il permet de savoir, à chaque seconde, que le corps tient l’esprit au bout de chaque nerf.Peu à peu, par le sang, la chimie fait son œuvre.Les muscles se détendent, les membres sont plus longs, le dos s’enfonce, le corps s’éloigne, se dégage de l’avalanche, de la longue coulée du chemin de douleur, éboulis d’éperons et de larmes qui glissent, s’étalent dans le lit moins brulant, moins acide, la tension se défait.L’esprit inspecte prudemment, se répand dans le corps, maintenant plus tranquille, dans les os et la chair, labyrinthe piégé. Quoi, plus rien, plus une goutte de souffrance ? Le cerveau étonné se glisse par la porte, il sourit, sans bouger, il jouit de ces riens, se repait de l’absence d’influx, il a bien retenu les leçons de sa fragilité.Sage, prudent, tel un homme averti qui sait qu’il ne faut pas hausser le ton au risque d’éveiller les monstres endormis, le calme est précieux, silence harmonieux qu’un seul mot maladroit pourrait bientôt casser. L’esprit, tout incrédule encore, méfiant, parcourt le corps en toute impunité.Les bras s’ouvrent et le regard s’échappe.Et le moi enfermé accepte la lumière, elle était étrangère, elle se fait gaieté.Le rayon se renforce, efface provisoirement l’usure intérieure et vient même l’envie de se lever, de tirer le rideau, de…Non, surtout ne pas briser d’un geste un peu trop net, le moment du répit !L’immobilité laisse le corps chanter, chanson douce de souffle qui parcourt librement, une chanson d’unité d’un corps silencieux que l’on n’ose pourtant pas appeler à bouger.Peu à peu, dans le jour, maintenant installé, le corps, de nouveau disponible, fidèle, semble soudain possible. Il est là, entier, signale sa présence, en toute innocence et l’évidence d’être là, libre comme là-haut, les nuages défilent, bleus, simples et blancs. Légers. Derrière le plafond, l’esprit flotte s’envole, il pourrait les compter !Il se souvient comme d’un fantôme de la légèreté et du corps silencieux qui répond, fidèle aux attentes, de cette possibilité d’être une tête libre et du corps disponible à toutes ses lubies. Il part au loin, joyeux, se pose sur le calme de la mer apaisée. Sérénité de la dernière vague qui file sur le sable, se défait, se pose sur l’absence de signe, le calme des influx du système nerveux en milliers de repos, en un souffle d’air frais ; la pensée disparaît dans la l’épaisseur du rien. Béatitude de la transparence et des sensations fines comme des chairs d’enfants qu’on ose à peine effleurer.Bonheur de quelques heures ou de quelques minutes.Totalité provisoire. Douce moisson d’éternitéQu’il est doux de s’abandonner !Et de ne pas savoir, encore, qu’à la fin, c’est la pilule grise, la dose de morphine qu’il faudra juguler.             {loadmoduleid 197}  

Conférence sur l'Odyssée

J'ai le plaisir de vous informer que Jean-Pierre Mailhan, ancien participant à mes ateliers d'écriture d'Aigaliers, auteur de romans, de pièces de théâtre et de nouvelles éditées aux éditions de l'HAR propose une conférence intitulée:" LA RICHESSE PHILOSOPHIQUE, SYMBOLI...

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Concours de nouvelle

Si cela vous tente, voici les informations concernant la deuxième édition du concours de nouvelle Colombus Voyages  Air France. Thème :"Racontez  ce ou ces moments en voyage que vous n'aviez pas vus venir.Ceux que ni les guides ni les plans ni le GPS n'avaient prévu. Une surprise...

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  350 lectures

Textes de Michel Castanier

Certains lecteurs du blog ont exprimé le souhait de lire des de textes de Michel Castanier, en voici deux. D'abord un extrait de son texte racontant le séjour de Victor Hugot dans la "Clinique des amours", texte dans lequel l'on peut se faire une idée de sa fantaisie, de son imaginati...

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  638 lectures

Disparition

Michel Castanier

C'est avec beaucoup d'émotion que je vous annonce le décès de Michel Castanier. Beaucoup d'entre vous ont eu l'occasion de découvrir l'un de ces textes dans une de mes proposition d'ateliers. Auteur talentueux et inclassable, il faisait partie du groupe qui est à l'origine des éditions de ...

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  592 lectures

Concours de nouvelles

L'agence de voyage Colombus propose un concours de nouvelle soutenu par Air France, un voyage en long courrier à gagner.  Le thème : une expérience de voyage. Le sujet  est présenté ainsi : "Escale de vie :  un voyage qui transforme." Longueur du texte&nb...

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  1193 lectures

Recueil de nouvelles

J'ai le plaisir de vous annoncer la publication d'un recueil de nouvelles d'Hélène Delprat, fidèle participante aux ateliers. Il s'intitule "Parfois l'histoire est courte". Disponible en format numérique ou papier, il sera bientôt diffusé chez de nombreux libraires.  Amateurs de ...

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  1125 lectures

Printemps de poètes

Printemps des poètes 2024

Voici le texte officiel qui présente le thème de cette année 2024, " la grâce ".  "Quel vocable de fière lignée, qui soit tout aussi déroutant, inspirant que vaste, à la fois doté d'un sens ascendant capable d'éveiller les voix hautes et valeureuses, mais lesté cependan...

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  1137 lectures

Ma contribution à l'atelier sur le mythe

Petit mythe d'humeur

 Détruire, déconstruire, défaire, dé lier, Libérer… Comme un ballon gonflé de son seul moi, Flotter. Assez loin pour quitter la bride des repères Et n'être dominé que pas ses seuls désirs D'être SOI Lire la suite...

  1089 lectures

Et il s'en vont.

Et ils s'en vont. Sont-ils alignés en attendant leur tour, ou forment-ils des grappes en partance ? Un flux, un saut, un pas de plus, de trop ? Non, de l'inéluctable. Ils ont terminé un voyage héros d'un jour, du dernier jour, ils sont immenses dans la pensée qui se fait sensation imm...

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  1314 lectures

Stéphanie, troisième prix au concours Livressence

Concours d'écriture

Félicitations à Stéphanie qui participe à l'atelier de Nîmes du mardi soir ! Elle a remporté le troisième prix du concours d'écriture organisé par la librairie parisienne Livressence avec un texte qu'elle avait écrit ici en atelier suite à une proposition sur l'épi...

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  1162 lectures

Le Ceiba

Laurent Tschumi, qui a participé à un de mes stages d'écriture, publie un roman inspiré par son expérience en Amazonie, je vous propose de le découvrir. Résumé L'aventure est au centre de ce livre, une aventure qui mène au cœur de l'Amazonie et qui, au fil des pages, se révèle être un...

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  1132 lectures

Concours de nouvelle

Un concours organisé par les Éditions Passiflore, implantée à Dax sur le thème de l'eau : ville thermale oblige. Le jury est  composé "d'enseignants, bibliothécaires, correctrices et lecteurs avertis".   Il y a un incipit obligatoire écrit par Jean-Michel Corm...

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  1148 lectures

Un poème pour les fêtes !

J'ai le plaisir de vous annoncer que Bernard, qui a participé pendant plusieurs années à mes stages et ateliers, vient de remporter un concours de poésie. Son texte, "La saga chromatique" a été choisi parmi trois cent poèmes. On y retrouve son style pétillant, son art des images inatt...

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  1195 lectures

Concours de textes courts

Concours

Un autre concours de textes courts ou de poésies organisé cette fois par l''association AMAVICA en partenariat avec Les Mille-Poètes en Méditerranée. Il s'agit de leur 10ème Grand Concours International de Poésie et de Textes courts ; il est ouvert du 10 novembre 2022 au 15 ...

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  1516 lectures

Concours d'écriture !

Il s'agit d'écrire un texte de moins de 4000 signes, espaces compris, avant le 20 décembre 2022 sur le thème "Plis et replis de la terre". Un concours original, car les trois lauréats recevront une illustration de leur texte, un tableau de Reena, peintre-agric...

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  1793 lectures

Pierre Mari évoque mon roman Sève d'automne

Pierre Mari, auteur et critique littéraire qui a publié notamment "L'Ange incliné" et "Résolution" chez Actes Sud ainsi que "Les Sommets du monde" chez Fayard  vient de terminer la lecture de mon roman 'Séve d'automne'.  Voici le commentaire qu'...

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  1397 lectures

Tobias Wolff, Engrenages

Après Emmanuel Berl et l'exploration d'une subjectivité hyper consciente d'elle-même, avec ce court roman de Tobias Wolff, nous sommes dans un tout autre registre littéraire. Cet auteur, connu pour ces nouvelles, fait partie de la littérature contemporaine américaine parfois qual...

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  1087 lectures

Samedi 29 octobre atelier et concert-lecture

Manifestation autour du Récit-page

Je vous invite à participer - en direct à Nîmes ou en visio - à notre manifestation sur le Récit-page le samedi 29 octobre à partir de 14h30 : un atelier suivi d'un concert-lecture avec des auteurs qui présenteront leurs textes ainsi qu'un récitant. Vous pourrez à cette occasion découvrir une f...

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  1183 lectures

Commencer par la fin, livres et films

A propos du livre d'Emmanuel Berl, j'ai évoqué les romans qui révèlent d'emblée la fin de l'histoire qu'ils racontent. A priori, cette façon de griller dés le début sa meilleure cartouche peut sembler délicate, elle est en fait riche de possibilités et les effets produits pe...

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Méditation sur un amour défunt, Emmanuel Berl

Un livre dont le titre livre la fin de l'histoire :  celle d'un amour mort, voilà un bel exemple de prolepse ! Tenir le lecteur pendant  160 pages en explorant les méandres d'un amour dont on connait déjà l'issue, la gageure est ici pa...

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  1371 lectures

Samedi 1 octobre à 17h, récital avec Jacques Greg Belobo

Un moment exceptionnel, la musique en petit comité ! Ce chanteur, qui fait une carrière internationale, intérprétera, chez nous au Patio, des airs d'opéra, des mélodies françaises et camerounaises avec, au piano, Philippe Reymond. Le découvrir en vidéos. Réser...

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Le Patio au printemps

Je ne résiste pas à l'envie de partager cette photo du patio qui constitue le cœur de notre maison, un endroit privilégié en pleine ville de Nîmes. Le voici, fraîchement terminé après une année de travaux. Nous disposons ainsi d'un lieu pour écrire et, à partir de l'an prochain,&...

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Romantiser le monde ?

Au moment où certains d'entre-vous se penchent sur l'écriture de l'éphémère, voici une citation du poète Novalis.  Romancier, philosophe, juriste, géologue, minéralogiste et ingénieur des Mines allemand, il est né en 1772 et mort en 1801.  "Le monde doit ...

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Fiction et projection de soi

Avec les propositions sur le flux de conscience et le monologe intérieur, nous avons tenté de réduire la distance entre le texte et ce qui est raconté. Un préalable n'est-il pas de réduire la distance entre l'auteur du texte et ce qu'il évoque ? Cela ne peut se faire qu'en cherch...

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Les livres de Jean-Pierre Mailhan de l'atelier d'Aigalier.

C'est avec plaisir que je vous propose de découvrir les livres de Jean-Pierre qui participe à l'Atelier d'écriture que j'anime à Aigalier. Voici quelques informations à propos de ses activités: Mercredi 6 avril 15 H 00 à la Bibliothèque de St Maximin (à côté de l'église).Présentation de se...

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Un roman de Jean-François "Une terrasse au soleil"

Vous avez pu apprécier l'écriture de Jean-François au travers de plusieurs textes de ce blog, je vous invite à découvrir l'un de ses romans : "Une Terrasse au soleil" aux Editions Les Chantuseries. Vous pouvez le commander en ligne o!u en librairie. Vous trouverez ci-dessous la quatri...

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Inceste

Sujet difficile que cette "allégorie personnification". Voici un texte  que j'ai écrit dans le cadre de cette proposition. Il ne s'agit pas d'un modèle à suivre, mais d'une possibilité ouverte, d'un exemple de réponse à cette difficulté : personnifier une abstracti...

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Salon de la biographie de Nîmes, interview d'FR3 à propos de mes stages sur les textes longs

À l'occasion du Salon de l'Autobiographie, deux journalises des FR3 sont venues m'interviewer au Patio en compagnie de Brigitte M. qui participe à mes stages de week-ends à Nîmes sur l'écriture longue :  roman, récit autobiographique et autofiction. Une petite erre...

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Les Effacements, un recueil de nouvelles que je vous invite à découvrir

Comme promis, voici l'un des livres publiés parJean-François, son second recueil de nouvelles intitulé :  "Les Effacements" aux Editions Ex Aequo.  Le thème : la disparition, la rupture avec, dans leur sillage, les nouveaux départs qu'elles rendent p...

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Découvrir le livre de Claudine !

Claudine, fidèle participante des stages d'été et des ateliers en ligne, vient de publier un recueil de textes que je vous invite à vous procurer.  En voici la quatrième de couverture : "Comme un photographe capture des instants furtifs avec son objectif, Claudine Griselin saisit des momen...

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Vidéo de mon passage dans l'émission Temps Libre

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Recueil de nouvelles et de textes de l'atelier en ligne

Je suis heureuse de vous présenter le recueil de textes et de nouvelles de l'atelier en ligne qui a eu lieu pendant le premier semestre 2021. Seize auteurs ont accepté de partager leur texte, je les remercie de m'avoir offert l'exemplaire que j'ai reçu ce matin par courrier. Je remercie tout pa...

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Interview pour Tourisme Culture Magazine.

   Voici la vidéo d'une interview réalisée par Fabrice Roy en juillet 2021 à propos de " Sève d'automne ",  de mon rapport à l'écriture, de mes sources d'inspiration et de mon éditeur Les Editions de Paris, Max Chaleil. Il suffit, si vous souhaitez la visionner, de...

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Un avis de libraire sur Sève d'automne

"Avec son roman Sylvie Reymond Bagur nous plonge au coeur des Cévennes, à la fin de la première guerre mondiale, dans les pas de Louis, poilu blessé par les horreurs des combats. un texte fort porté par une écriture évocatrice, puissante et poétique dans lequel les vallées cévenoles seront les ...

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Extraits de la lettre de Madame Durbet Giono à propos de Sève d'automne

"J'ai été très prise par sa lecture. J'ai beaucoup aimé les descriptions de cette nature âpre, de ces paysages rudes qui engendrent la nostalgie.Heureusement qu'il y a cet espoir de la nature qui renait des décombres, car l'histoire est dure, une vraie tragédie grecque. C'est très prenant cette impo...

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"Sève d'automne" dans la vitrine de la librairie Tessier

Je viens de découvrir que mon roman "Sève d'automne, chronique d'un retour " est exposé au centre de la vitrine de la librairie Tessier, 11 rue Régale à Nîmes, je n'ai pas résisté à l'envie de partager avec vous ce petit plaisir d'auteur... Renseignements...

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Séance de dédicaces

J'ai le plaisir de vous annoncer que je dédicacerai mon roman "Sève d'automne, chronique d'un retour " à la librairie "le Poivre d'Âne" située au 3 Rue Arthur Robert à Manosque dans les Alpes de Haute Provence, le samedi 26 juin de 10 h à 13h. Il y aura d'autres séances: Nîm...

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Début des travaux dans le patio !

Notre lieu de vie, de musique et d'écriture situé au 29 rue d'Aquitaine à Nîmes entre dans une nouvelle phase.

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Extrait de l'article du Midi Libre sur Sève d'automne, chronique d'un retour

Une gorgée de miel de châtaignier. C'est par une longue et douce sucrosité que vient refouler une soudaine amertume, que le premier roman de Sylvie Reymond Bagur s'ouvre. Louis, poilu de 14, de retour sans crier gare, les poumons brûlês de la moutarde des gaz allemands et le visage tuméfié, (re)déco...

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Premier avis en ligne sur mon roman "Sève d'automne" qui vient de paraître...

Un vibrant hommage aux Cévennes.   Je viens de terminer ce livre avec beaucoup d'émotion. Il parle infiniment à mon cœur de cévenole, tant il décrit bien la vie de ce pays après la guerre de 14. Cette guerre qui a saigné la population, coupé des branches entières de toutes les familles, le...

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Jeu de mot et de désir du lendemain, en remerciement du partage de vos textes...

Un mot dont j'aime supprimer l'article.  Rotondité, et volupté. En deux marches. Deux syllabes. Une fois lancées rien ne les trouble, béances d'une bouche étonnée sur la pente glissante des sons et des images. Rien ne t'arrête. Tu es intransitif, roi intransigeant d'un ...

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"Sève d'automne, chronique d'un retour "

J'ai le plaisir de vous annoncer que mon roman édité aux Editions Paris, Max Chaleil, est désormais disponible en librairie et sur tous les sites de vente en ligne. Vous pourrez trouver plus d'informations ainsi que l'incipit sur la page dédiée à ce livre sur le site . Un roman q...

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Souvenir de désir

Pour lancer la participation de l'atelier au Printemps des poètes, voici un texte en lien avec ma vie précédente, ma vie de danseuse et son écriture avec cette "photo souvenir". C'était au temps où j' écrivais sur la danse. C'était difficile et parfois le temps de l'écriture pouvait s...

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Printemps des poètes 2021, "sous le signe du Désir" en visio le 9 avril à 18h 45

 Poésie, fiction courte... si le Désir vous inspire nous pourrions nous retrouver en visioconférence le vendredi 9 avril à 18h45 pour partager des textes. Après la belle expérience de la Nuit de la lecture en janvier, j'aurais plaisir à vous écouter. Il suffit de v...

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Une belle nouvelle, publication du livre de Maurice Berthon !

J'ai le plaisir de vous annoncer la publication de "Gelendzhik"​, un livre de Maurice, fidèle participant des ateliers de Nîmes. Je n'ai pas encore eu la possibilité de le lire, mais je le ferai rapidement et je vous invite à vous procurer son ouvrag...

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" La Jeune Fille au Chevreau "

C'est à cette statue ou, plus précisément, à son modèle Marcelle Polge que le texte de Christine, "La Charrette", m'a fait penser. La jeune nîmoise choisie durant les années 1920 par le sculpteur Marcel Courbier est devenue une cé...

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Découvrir les livres de Philippe Audureau

Livre de Philippe Audureau

Philippe, écrivain a fait, il y a déjà plusieurs années, un stage d'écriture à Bayssac. Né en Vendée, il vit aujourd'hui dans la métropole nantaise. Ses ouvrages sont édités aux Éditions du Petit Pavé. Sa première publication est un recueil de nouvelles primées à différents conco...

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" Un mot pour un autre » avec Michaux et Tardieu "... Élia Casanova 14/05/2016

Atelier Jean Tardieu

- Merdour Maline ! cette niche est en soleil ! Oh c'est très lourd d'aller friche prêtement avec toi ! Dans la fourbe poile bien à épaissir des crosses pas chutées et mènement levées. Moi, j'ai flutiaux une carbonate à sucs dans l'abreuvoir ! je l'ai pas forbilé cette m...

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Textes à redécouvrir

16 juin 2019
Aujourd'hui, sa mère accepte de la laisser sortir dehors, l'air est doux. Elle enfile ses chaussures, une veste légère et hop ! La voil...
2278 lectures
4 août 2021
Quelques notes de musique et je suis morte. Qui pourrait le croire ? Quelques notes de musique seulement ? Impossible ! Si, si croyez-moi ! Je marchai...
1548 lectures
22 septembre 2022
Un livre dont le titre livre la fin de l'histoire :  celle d'un amour mort, voilà un bel exemple de prolepse ! Tenir le lecte...
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Phrases d'auteurs...

"Si vous avez quelque chose à dire, tout ce que vous pensez que personne n'a dit avant, vous devez le ressentir si désespérément que vous trouverez un moyen de le dire que personne n'a jamais trouvé avant, de sorte que la chose que vous avez à dire et la façon de le dire se mélangent comme une seule matière - aussi indissolublement que si elles ont été conçus ensemble."  F. Scott Fitzgerald

"Le romancier habite les seuils, sa tâche est de faire circuler librement le dedans et le dehors, l'éternité et l'instant, le désespoir et l'allégresse."  Yvon Rivard

" La vie procède toujours par couples d’oppositions. C’est seulement de la place du romancier, centre de la construction, que tout cesse d’être perçu contradictoirement et prend ainsi son sens."  Raymond Abellio

"Certains artistes sont les témoins de leur époque, d’autres en sont les symptômes."  Michel Castanier, Être

"Les grandes routes sont stériles." Lamennais 

"Un livre doit remuer les plaies. En provoquer, même. Un livre doit être un danger." Cioran

"J'écris pour me parcourir. Peindre, composer, écrire : me parcourir. Là est l'aventure d'être en vie."Henri Michaux

"La littérature n’est ni un passe-temps ni une évasion, mais une façon–peut-être la plus complète et la plus profonde–d’examiner la condition humaine." Ernesto Sábato, L’Ecrivain et la catastrophe

"Le langage est une peau. Je frotte mon langage contre l'autre. " Roland Barthes, Fragments d'un discours amoureux 

 

 

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Faire peur au lecteur !
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« L’émotion la plus forte et la plus ancienne de l’humanité c’est la peur, et la peur la plus ancienne et la plus forte est celle de l’inconnu. » affirme H. P. Lovecraft. Mais, sous l’évidence du mot et de l’émotion qui lui est associée, qu’est-ce finalement, la peur ?...

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