Bienvenue sur le blog de mes stages et ateliers  d'écriture !

Textes écrits par des participants à mes ateliers et à mes stages d'écriture, manifestations littéraires, concours... 

Dernière publication

Delphine C.
06 mars 2026
Textes d'ateliers

La musique « ça s'écoute fort » voilà il l'a dit !Par réflexe, je lui masse la nuque lorsqu'il prononce ces mots secs, je tente de ramollir le cuir de sa peau puis j'ajuste mes lunettes en les descendant de mes cheveux à mon nez.Derrière mes verres teintés, je fonds dans le siège.Dans le rétrov...

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Invité - TORRES
13 février 2026
Merci Jean François, oui, je trouve même le termes d’IA déjà préoccupant même si ce sujet...
Invité - jean francois
13 février 2026
Belle idée ( si l'on peut dire!) que ces livres évolutifs... La remise en cause du droit d...

Derniers articles de mon blog : conseils d'écriture, exemples, bibliographies, mes textes...

06 mars 2026
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Pour provoquer et explorer le mouvement du monologue intérieur,  la thématique du mouvement continue est efficace. Ce thème permet d'expérimenter l'idée de flux de conscience. On ne coupe pas le moteur ni dans la tête du personnage ni dans le véhicule en mouvement. Le texte retranscrit directement le monologue intérieur comme un "micro branché dans le cerveau". Exemples de textes écrits avec cette proposition : -  Trop fort  -  Départ
05 mars 2026
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La douleur réveille la nuit et l’esprit étonné s’aperçoit dans le noir. Fantôme, il court, de souvenirs en projets inaudibles. Il croit savoir, croit dire, il flotte. Une flèche le tient loin du repos, au-dessus du corps, il s’agite. Il espère que le temps va passer, qu’il va se délivrer de cette brume lancinante. Il erre, il radote, finit par se tourner, se retourner, cherche, sur le dos, sur le côté… une issue provisoire et déjà condamnée, car la douleur est là, tel un intrus qui frappe à la porte et jamais ne s’arrête, battement régulier, vainqueur et obstiné. Un instant, le sommeil parvient à effacer l’âcreté de ce bruit au creux de la vertèbre ou dans le pli de l’aine et puis le regard cherche, visite l’ombre derrière les rideaux. Un signe de l’aurore, une lueur infime ? Rien.Soudain tout bat plus fort, la nuit se transforme en désert, plus de ligne du temps pour orienter la course. Est-ce minuit, cinq heures ? Plus de frontière, un espace qui s’ouvre sans rien offrir qu’une errance pénible, à l’aveugle dans un océan exténuant. Il faudrait se soulever, saisir à tâtons la boite dans le tiroir et prendre la pilule grise, cette issue provisoire… Mais il faudrait un peu de force et d’oubli, car il n’est pas l’heure. Pas encore. Le long voyage se poursuit entre les eaux de la somnolence et les rochers de l’impatience, le drap est lourd, le matelas rigide, pas de posture pour accoster. L’eau est noire et profonde, pourtant l’on ne peut s’y noyer. On flotte à la recherche du repos. Et puis, venue de nulle part, une lumière glisse, doucement, le long du rideau, une coulée étrangement moite, visqueuse, s’émiette au fil de l’épais coton gris. Dans le lit, le corps, moite lui aussi, se tourne lentement, les yeux accrochés à la triste lumière. Le jour est là, enfin. C’est l’heure autorisée, un peu d’eau, une fraicheur épaisse dans la gorge et la dose qui va tout libérer.Et l’esprit se met à l’écoute. Il sait. Sait qu’il faut patienter.Dans le silence de la grande chambre, une toile de fond adoucit les angles du mur. Le rai de lumière s’amarre tendrement aux draps, s’élève une petite musique, oui, la douleur chantonne, berce, lancine encore un peu son tout petit refrain qui laissera sa trace, après disparition.La longue nuit, traversée de douleur, plane encore comme une odeur de renfermé, le matin se révèle imbibé de combats. Un peu d’humanité se grave, s’enracine dans les spirales du cerveau. Un ensemencement de la douleur dans la chair, ou ensemencement de la chair par la douleur, n’est-ce pas cela que l’on appelle, l’incarnation ?Mais pour l’instant, c’est l’heure de la fuite.Les molécules circulent et l’esprit, aux aguets, reste curieux de voir comment, le serpent, la chose, la brûlure va se métamorphoser.Redeviendra bientôt le petit animal fidèle, le locataire du début, celui qui ne gênait pas trop. Celui à qui l’on n’a pas pu, pourtant, s’habituer. On l’a invité à sa table, pour tenter de l’apprivoiser, et c’est lui qui a choisi le menu, l’a imposé. Un envahisseur, qui tout de même, en guise de loyer, a enseigné, à sa façon, les lois de l’hospitalité. Accueillir avec grâce, les petits renoncements, les grands mouvements de recul vers la résignation joyeuse à la vie serrée entre ses murs. Professeur d’unité du corps et de l’esprit, non plus le roseau pensant, ou la tête régnante, mais la conscience de l’unité, il permet de savoir, à chaque seconde, que le corps tient l’esprit au bout de chaque nerf.Peu à peu, par le sang, la chimie fait son œuvre.Les muscles se détendent, les membres sont plus longs, le dos s’enfonce, le corps s’éloigne, se dégage de l’avalanche, de la longue coulée du chemin de douleur, éboulis d’éperons et de larmes qui glissent, s’étalent dans le lit moins brulant, moins acide, la tension se défait.L’esprit inspecte prudemment, se répand dans le corps, maintenant plus tranquille, dans les os et la chair, labyrinthe piégé. Quoi, plus rien, plus une goutte de souffrance ? Le cerveau étonné se glisse par la porte, il sourit, sans bouger, il jouit de ces riens, se repait de l’absence d’influx, il a bien retenu les leçons de sa fragilité.Sage, prudent, tel un homme averti qui sait qu’il ne faut pas hausser le ton au risque d’éveiller les monstres endormis, le calme est précieux, silence harmonieux qu’un seul mot maladroit pourrait bientôt casser. L’esprit, tout incrédule encore, méfiant, parcourt le corps en toute impunité.Les bras s’ouvrent et le regard s’échappe.Et le moi enfermé accepte la lumière, elle était étrangère, elle se fait gaieté.Le rayon se renforce, efface provisoirement l’usure intérieure et vient même l’envie de se lever, de tirer le rideau, de…Non, surtout ne pas briser d’un geste un peu trop net, le moment du répit !L’immobilité laisse le corps chanter, chanson douce de souffle qui parcourt librement, une chanson d’unité d’un corps silencieux que l’on n’ose pourtant pas appeler à bouger.Peu à peu, dans le jour, maintenant installé, le corps, de nouveau disponible, fidèle, semble soudain possible. Il est là, entier, signale sa présence, en toute innocence et l’évidence d’être là, libre comme là-haut, les nuages défilent, bleus, simples et blancs. Légers. Derrière le plafond, l’esprit flotte s’envole, il pourrait les compter !Il se souvient comme d’un fantôme de la légèreté et du corps silencieux qui répond, fidèle aux attentes, de cette possibilité d’être une tête libre et du corps disponible à toutes ses lubies. Il part au loin, joyeux, se pose sur le calme de la mer apaisée. Sérénité de la dernière vague qui file sur le sable, se défait, se pose sur l’absence de signe, le calme des influx du système nerveux en milliers de repos, en un souffle d’air frais ; la pensée disparaît dans la l’épaisseur du rien. Béatitude de la transparence et des sensations fines comme des chairs d’enfants qu’on ose à peine effleurer.Bonheur de quelques heures ou de quelques minutes.Totalité provisoire. Douce moisson d’éternitéQu’il est doux de s’abandonner !Et de ne pas savoir, encore, qu’à la fin, c’est la pilule grise, la dose de morphine qu’il faudra juguler.
04 mars 2026
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Une émotion gracile affutée et joyeuse plante, parfois, un coinprestement se faufiledans le cliquetis gris de la masse des jours qui se suivent, s’enferrent, sans même se retourner.Le frisson du voyage, car c'est lui, soulève, sans forcerla masse épaisse du temps ordinairecelui qui suit l’ordre officiel des habitudesle docile roulis des heures embrigadées dans la gestion des choses et des amours bien installées.Voyage, nous dit-il !Et nous voilà partis.Tout nu,léger,comme un infime pan d’éternité.

​SUR LE QUAI

Atelier Écrire le visage

« Le visage est une évidence qui témoigne d'autre chose, il excède sa forme, (…) le visage est une énigme mais pas un secret. » Emmanuel Lévinas Le glacier rue Saint Louis en l'ile fait toujours fureur. Je remonte la queue en me disant qu'ils vont se régaler, les visages pétillants anticipent déjà l...

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Musique à l'heure de pointe.

Atelier Scène de gestes

Métro parisien,  Le quai fourmille d'une horde laborieuse, sacs sur le dos, sacoches au bout du bras, sacs à main sur l'épaule, guindée dans d'incolores uniformes. Agglomérés en rangs serrés sur la première ligne, ces vaillants soldats de la semaine de quatre jours piétinent le sol de leurs hau...

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Textes à redécouvrir

17 janvier 2022
La première fois où elle le vit elle ne remarqua ni son élégant costume bleu marine, ni le foulard de soie dans le col de sa chemise blanche, ni même ...
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11 février 2026
Version JE Je n'ai pas fermé l'œil, il est 3h12 du matin.Le silence de la maison est si dense qu'il semble bourdonner à mes oreilles. Je suis enfoncé ...
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6 décembre 2022
Elle habitait « rue du saut du loup » et ressemblait à une jeune fille avec sa silhouette fine et son teint délicat. Pourtant ses cheveux étaient gris...
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Phrases d'auteurs...

"Si vous avez quelque chose à dire, tout ce que vous pensez que personne n'a dit avant, vous devez le ressentir si désespérément que vous trouverez un moyen de le dire que personne n'a jamais trouvé avant, de sorte que la chose que vous avez à dire et la façon de le dire se mélangent comme une seule matière - aussi indissolublement que si elles ont été conçus ensemble."  F. Scott Fitzgerald

"Le romancier habite les seuils, sa tâche est de faire circuler librement le dedans et le dehors, l'éternité et l'instant, le désespoir et l'allégresse."  Yvon Rivard

" La vie procède toujours par couples d’oppositions. C’est seulement de la place du romancier, centre de la construction, que tout cesse d’être perçu contradictoirement et prend ainsi son sens."  Raymond Abellio

"Certains artistes sont les témoins de leur époque, d’autres en sont les symptômes."  Michel Castanier, Être

"Les grandes routes sont stériles." Lamennais 

"Un livre doit remuer les plaies. En provoquer, même. Un livre doit être un danger." Cioran

"J'écris pour me parcourir. Peindre, composer, écrire : me parcourir. Là est l'aventure d'être en vie."Henri Michaux

"La littérature n’est ni un passe-temps ni une évasion, mais une façon–peut-être la plus complète et la plus profonde–d’examiner la condition humaine." Ernesto Sábato, L’Ecrivain et la catastrophe

"Le langage est une peau. Je frotte mon langage contre l'autre. " Roland Barthes, Fragments d'un discours amoureux 

 

 

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Faire peur au lecteur !
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« L’émotion la plus forte et la plus ancienne de l’humanité c’est la peur, et la peur la plus ancienne et la plus forte est celle de l’inconnu. » affirme H. P. Lovecraft. Mais, sous l’évidence du mot et de l’émotion qui lui est associée, qu’est-ce finalement, la peur ?...

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