Bienvenue sur le blog de mes stages et ateliers  d'écriture !

Textes écrits par des participants à mes ateliers et à mes stages d'écriture, manifestations littéraires, concours... 

Dernière publication

Claire P.
02 février 2026
Textes d'ateliers

JE Je pensais échapper au sort funeste d'être méprisée de tous. La nature avait fait de moi une jolie femme et je n'avais pas à m'en plaindre. J'aimais le regard que le roi posait sur moi, il me faisait exister et je connaissais la joie pour la première fois. Comme tout le monde finalement, j'interr...

Derniers commentaires

Invité - Bernard
22 janvier 2026
Bravo, j'adore votre élégant chapelet de gris. Je ne rajoutte que deux perles; le gris 2CV...
Invité - Bernard
21 janvier 2026
Salut J François. super ton voyage en autocar dans la campagne de la vie. Très crument ima...

Derniers articles de mon blog : conseils d'écriture, exemples, bibliographies, mes textes...

09 février 2026
RSS Image
Revisiter une proposition classique : écrire à partir d’un incipit La proposition est classique, elle peut même paraitre un peu trop bateau dans sa forme basique : une phrase est donnée comme déclencheur d’écriture, une base, un tremplin pour une inspiration presque libre et spontanée.     Une proposition d'écriture ancienne et renouvelée Hérité de la rhétorique antique, notamment aristotélicienne, avec les progymnasmata qui avaient pour objectif l’enseignement de l’art oratoire et de la persuasion, ce type d’exercice s’est développé dans une forme écrite et plus littéraire à la Renaissance avant d’être transformé par le surréalisme en une possible voie d’accès à l’inconscient, l’incipit introduisant un élément de hasard que l’inconscient transformerait en texte. Contrainte oulipienne parmi les plus utilisées dans les ateliers d’écriture créatifs, on peut la pratiquer telle quelle, de façon ludique pour des ateliers débutants — même si je n’ai jamais conçu ainsi mes ateliers débutants — elle fonctionne alors sans autre nécessité et préparation que de choisir une phrase stimulante. La forme de base étant le fameux « Je me souviens » en anaphore. Rappelons que l'Oulipo (Ouvroir de Littérature Potentielle)  est un groupe d'auteurs qui pratiquent - de façon très variée - l'écriture sous contrainte depuis 1960. Je souhaite insister sur le caractère multiple de l’Oulipo avec des auteurs comme Italo Calvino, Georges Perec ou Jacques Roubaud dont les pratiques sont irréductibles à une simple dimension ludique.   On retrouve cette dimension de « stimulation sans contenu » dans certains ateliers philo qui rebondissent sur un aphorisme donné comme point de départ. Il me semble que, si cela peut être convivial et stimulant et créer un sympathique moment de découverte, l'absence de références et de contenu autre que la pensée spontanée limite cette pratique à un "premier pas" qui reste au seuil de la philosophie.   Une proposition élaborée Cependant, il existe une technique plus élaborée de ce type de proposition et c’est celle qui m’intéresse : la phrase n’est plus un simple « bouton starter » mis à disposition, mais le lieu d’une exploration préalable qui dépasse le « Ça me fait penser à… » et c’est parti ! Il s’agit d’ouvrir la phrase, d’en découvrir les potentialités. La proposition se fait alors aventure langagière et littéraire autant que moyen de se mettre à écrire. Aventure langagière, car la proposition n’est pas un simple élan, elle s’inspire de la façon dont la phrase s’assemble, se construit, amène le sens, choisit ses mots, met en place un rythme, suggère une tonalité, une implication particulière et notamment instaure une temporalité. La phrase est une histoire en germe, un univers à découvrir avant de partir à la recherche de son propre imaginaire.   L’écriture est alors précédée d’une plongée dans la phrase, ses mécanismes et ses mystères, ses informations et ses potentialités : examen des mots, des constructions, des images, des temps, des sous-entendus, multiplicité des questionnements qu’elle rend possible… La phrase d’incipit est saisie comme une sorte de noyau de formes et de sens que l’on cherche à déployer.     Soubassement théorique de cet exercice d'écriture Cette exploration s’est construite sur un soubassement théorique que l’on trouve chez des penseurs comme Roland Barthes (Le Degré zéro de l’écriture) ou Umberto Eco (Lector in Fabula). Chez ces auteurs, le texte est appréhendé comme un système de signes interconnectés. Cette approche dite structuraliste du texte le considère comme un réseau. Ainsi, l’incipit n’est plus un point de départ plus ou moins arbitraire et nous retrouvons l’idée de germe vue précédemment, un « germe » qui contient potentiellement l’ensemble du texte : ses thèmes, ses structures et ses enjeux. L’on peut aussi relier cette vision du texte à certaines théories sur la psychologie et de la créativité comme le flow créatif ou la gestalt théorie * dans laquelle la perception d’un tout émerge d’éléments initiaux. L’on peut aussi la rattacher à la vision d’une écriture qui ne serait pas linéaire, mais rhizomique, idée inspirée de Deleuze et Guattari notamment dans leur livre Mille plateaux (1980).   Dans cette perspective, la phrase initiale se ramifie en multiples directions, favorisant une génération organique plutôt qu’une construction mécanique. Contrairement à des méthodes d’écriture qui mettent en avant l’idée d’un synopsis global ou d’un plan, le fait de partir d’un noyau, d’une phrase, pour construire le texte encourage une conception de l’écriture comme exploration — mot inévitablement répété déjà plusieurs fois plus haut tant il est au fondement de cette technique d’écriture.     Une technique pour se mettre à écrire Voilà donc que trois façons de provoquer l’écriture se précisent.Deux sont envisageables avec cette proposition sur l’incipit :— l’élan et la plongée directe seuls (que je ne pratique pas : pas de contenu hors de l'expérience d’écriture elle-même). — l’exploration (ici d’une phrase) ailleurs d’un thème, d’une question stylistique, formelle, sensorielle, expérimentale… Elle peut se faire comme ici avant l'écriture, ou en un deuxième temps d’écriture ou de réécriture. Une troisième, étrangère à la proposition à partir de l’incipit : — le plan, le scénario, le synopsis.L’atelier, tel que je le conçois, doit, chaque fois, trouver son équilibre entre le spontané, la liberté d’écrire et le contenu fourni dans le cadre de la proposition. En effet, je ne conçois pas de propositions sans « contenu » - ce terme prenant un sens très large - et sans "exploration" qui ne se réduit pas à la seule écriture libre du participant.     Analyser sans figer Il s’agit, avec l’incipit, d’ancrer l’élan d’écriture dans une forme particulière d’éléments concrets, ceux issus de la plongée dans une phrase. L’atelier bénéficie donc d’éléments pour stimuler l’imaginaire et surmonter les blocages, mais sans se limiter à ces objectifs. Il existe une dimension grammaticale structurelle de cette déconstruction de la phrase : elle ne doit pas avoir un aspect mécanique et scolaire, elle est spécifique à chaque phrase — qui joue parfois sur le temps, les mots, un rythme particulier ou encore le point de vue.   Une « grille » applicable à toutes les phrases est ici complètement inadaptée, il s’agit de s’étonner, de se laisser dérouter, emporter par la phrase puis de noter ce qui la caractérise : de décortiquer son potentiel narratif unique.C’est la phrase, outil introspectif, qui fournit sa propre grille selon ce qu’elle a de remarquable, de troublant et de stimulant. Une partie de cette « plongée », concerne la dimension implicite de la phrase, là aussi, pas de grille, mais une attention, une disponibilité, un peu analogue à celle qu’exige la lecture d’un poème. La lecture de la phrase initiale est double : — interrogative, analytique, précise, concrète.— mais aussi méditative, intuitive, immersive et subjective. Ainsi, la naissance de personnages à partir de la phrase ne peut se faire que par imprégnation, mise en vibration et dépassement de la phrase par l’imaginaire qui se nourrit de la phrase pour inventer et construire les éléments du récit. La phrase s’ouvre, les possibilités sont multiples, il faut ensuite veiller à garder une cohérence avec ce point de départ. Cette double approche est indispensable pour que la déconstruction de la phrase ne limite pas l’incipit à une dimension « théorique » et que la liberté d’écrire n’en soit pas entravée, mais stimulée.    Une fois la totalité du texte écrit, il reste à vérifier, lors de sa lecture complète, que l’ensemble incipit+ texte est parfaitement cohérent. L’incipit « promet » l’intrigue sans la révéler, le texte respecte les promesses de l’incipit, mais de façon non prévisible.     Conclusion  Ce type de proposition permet donc de manipuler la phrase, de la percevoir, de « sentir » de l’intérieur ses mécanismes et ses possibilités, perception qui peut affiner et enrichir la perception et la construction de ses propres phrases.   Elle fait pénétrer de manière à la fois technique et intuitive dans les questions de cohérence et de construction. L’incipit devient un pivot stratégique pour l’ensemble de la narration, un élément architectural, influençant non seulement le démarrage, mais aussi la structure, les thèmes, la temporalité, les personnages et les implications philosophiques ou stylistiques du texte.   Ainsi pensée, cette proposition intègre la double - et nécessaire -  dimension de contrainte commune et d’appropriation personnelle et différenciée qui sont au cœur de mon travail d'animatrice.   *Gestalt : théorie selon laquelle la perception d’un objet n’est pas objective. Elle dépend de l’environnement dans lequel est placé l’objet observé, mais aussi des attentes du sujet qui l’observe.      {loadmoduleid 197} 
05 février 2026
RSS Image
Incipit, un mot suffisamment sonore et mystérieux pour endosser une nécessité, celle de… commencer. Un mot latin, technique, dont l’étymologie correspond au verbe commencer : la nécessité de commencer s’est matérialisée en un nom ; le verbe a « pris de la substance », une forme d’existence en dehors même de l’action de poser les premiers mots du texte. Ainsi, sous l’incipit, se glisse bien plus que l’action d’écrire un début, bien plus qu’une accroche, c’est une nécessité matérialisée, toute une tradition littéraire et rhétorique, un thème en soi, une aventure.   J’ai listé dans un article, les grandes alternatives fructueuses qui tentent de répondre à la question du « Comment commencer  un texte ? » : (voir https://sylviereymondbagur.atelierecriturestage.fr/component/content/article/incipit-comment-commencer?catid=50&Itemid=101), un article que je complète et module sans arrêt au fil de mes lectures tant l’inventivité littéraire en cette matière semble infinie.   Mes lectures confirment mon idée qu’un incipit réussi, quelle que soit sa forme, a le rôle d’un sas, d’une porte magique. Le moment de l’incipit a quelque chose de fascinant : tel le philtre qui permet à Alice de rétrécir pour passer par le trou de la serrure, un bon incipit nous transforme et nous fait pénétrer au pays des merveilles. Capable de faire basculer le lecteur de réalité à fiction, il lui permet d’entrer dans le domaine de l’imaginaire et du langage comme dans un univers tangible.   Premiers accents d’une voix que le lecteur perçoit, l'incipit introduit le chant de sirène du texte, celui qui le conduira à signer le pacte de lecture : à accepter de prendre l'imaginaire pour une autre réalité. Il y a quelque chose d’ontologique dans ce moment de l’incipit, il a le caractère essentiel de chacun des moments qui rompent le silence.       {loadmoduleid 197} 
02 février 2026
RSS Image
La routine et la vie, deux ennemis, deux sœurs inconciliables ? Deux pans d’un même manteau. La routine ? Pas celle du peu, celle qui organise l’avancée artistique, culturelle, spirituelle, voilà ma belle tentation ! Écrire chaque matin, lire, diminuer méthodiquement l’immense pile de découvertes à venir, d’émotions ou de pensées stimulantes qui sont stockées sur mon bureau, mettre en ordre, enfin, l’infinie quantité de mes notes laissées à elles-mêmes sur l’un de mes carnets… Relire ce texte presque prêt à être publié, creuser cette idée de nouvelle sur… Et puis la vie est là, choses à faire, travail qui n’attend pas, flânerie ou envie de voir ailleurs, de respirer un autre air que celui du bureau et puis cette visite inattendue, merveilleuse ou un peu ennuyeuse… Les deux sœurs restent inséparables, l’une sans l’autre s’étiolerait. Alors je renonce à mes grands projets de perfection livresque comme à mes bonnes résolutions de marche et de disponibilité, je prends tout ce qui passe avec le sourire maternel devant l’imperfection de sa progéniture. La vie promet, ne peut pas tout tenir — et d'ailleurs moi non plus !— et me découvre tant d’autres charmes qui n’avaient pas encore leur place dans mes plans trop figés. Les bonheurs de l’imprévu côtoient et illuminent les moments consacrés à la littérature, à la pensée. Quelques pans de routine pour tenir une vie, ne pas la perdre, ne pas se perdre, ne pas passer complètement à côté. Espérer qu’à la fin, le partage soit — à peu près — le bon, équitable et sincère pour ne rien, vraiment regretter.    
Taille du texte: +

La petite robe noire

Texte-crescendo-fantastique Atelier Crescendo fantastique

Dong ! Dong ! Dong ! Le glas de son chagrin. Madeleine Savière enterre aujourd'hui le compagnon de toute une existence, celui des heures claires, celui des heures plus sombres. Devant la glace biseautée de l'armoire de leur chambre, elle finit de se préparer. Elle pose son sèche-cheveux, s'applique un peu de maquillage pour couvrir les cernes et son teint ravagé. Son chapeau à voilette l'attend sur le lit. Elle renifle, se mouche et, toute de noire vêtue, jette un dernier coup d'œil au miroir.

Scrutant son reflet dans la glace en pied de l'armoire, Madame veuve Georges Savière voit une vieille femme, oui, une vieille femme : teint cireux, visage las, affaissé, plissé, usé. Elle pousse un profond soupir, tamponne ses pommettes flétries, hésite à prendre son chapeau, le pose sur sa tête, le retire, l'emboîte sur ses maigres cheveux jaunis, remonte la voilette et, rageuse, finit par le lancer par terre. Non loin, les cloches égrènent leurs notes funèbres.

Elle approche une chaise devant la glace : une femme entre deux âges la regarde, des mèches poivre et sel voletant sous le souffle d'un séchoir. Elle sent la chaleur sur son crâne et suit le mouvement des mains autour de sa tête, l'une imprimant de ses doigts de menues poussées vers le haut pour gonfler la coiffure, l'autre évoluant autour de la tête tenant l'appareil dont le ronflement couvre le timbre des cloches. Elle n'entend pas la femme qui s'adresse à elle.Celle-ci s'impatiente, ses traits se déforment sous la colère. Alors, Madeleine éteint le sèche-cheveux : la femme a disparu. Incrédule, elle constate que sa chevelure est devenue noire, brillante et souple. Toute excitée, elle saisit sa brosse et commence à la lisser. Elle n'en croit pas ses yeux, s'ébroue, secoue la nappe soyeuse, colle son nez contre le miroir, s'en éloigne, frappe la glace : une femme âgée, obèse, vêtue de noir, vient lui ouvrir.

Des tenues sombres, il y en a plein l'armoire, mais pour la cérémonie, Madeleine Savière veut mettre son unique robe noire. Elle la sort d'une housse, la secoue, tente de la passer. Pas moyen de l'enfiler. Depuis combien de temps ne l'a-elle pas portée ? Elle a tellement grossi. Sa petite robe noire, dire que la fermeture au dos se remontait si facilement ! Heureusement, Georges est là qui s'empresse. Chatouillis et baisers sur la nuque. Il effleure la taille élancée : slicht, d'un coup il a refermé la robe. C'est vrai qu'elle lui va bien. Mais que fait-il ? Dans la glace, elle le voit souriant derrière elle, saisir le collier qu'elle a préparé sur la coiffeuse et le refermer d'un geste doux. Après cela, ses mains s'attardent sur son cou, le caressent délicatement et, peu à peu commencent à le serrer, le presser, le comprimer. Elle veut crier, n'arrive plus à respirer, se débat. Les cloches cognent dans sa tête.

Hoquetante, elle se retrouve seule devant son miroir, se massant le cou, un cou tout fripé qui pendouille…

Elle ne se reconnaît plus. Est-ce bien elle qui baise l'anneau du mari défunt et le glisse sur son propre annulaire ? Comme ses mains sont lisses et fines maintenant ! Et son visage ? Ayant désormais retrouvé sa fraîcheur d'antan, il s'harmonise si bien avec son opulente crinière. Radieuse, elle sourit à son reflet qui tend la main à Georges. Il lui passe la bague au doigt, tous deux courent dans la nef de l'église et ensemble, agrippent les cordes des cloches qui s'ébranlent et se mettent à sonner à toute volée. Les voilà tout là-haut, riant aux éclats. Vertige de l'ascension et de la redescente. Son voile se gonfle comme un parachute et finit par s'envoler. Elle atterrit en douceur. Ses pieds touchent le tapis de la chambre devant l'armoire.

Elle se plante un instant face à celle-ci, l'ouvre en grand et contemple les affaires de Georges. Il y a là un seul costume et quelques cravates pour les grandes occasions mais surtout des vêtements pratiques pour tous les jours. Un a un, les habits s'échappent des cintres et entament une sarabande autour d'elle. Elle saute pour en attraper un, finit par s'emparer d'un lainage, y fourre ses narines, et le respire passionnément. Elle sent le subtil parfum citronné de l'eau de toilette de son amoureux qui l'attire vers lui. Jeune, svelte, l'allure conquérante, elle se sait prête pour l'amour. Il l'entraîne en virevoltant et amorce un pas de danse. Les cloches jouent 'Le beau Danube bleu' au rythme des pas de la jeune Madeleine, ivre de bonheur, valsant aux bras du séduisant Georges Savière.

Elle chevrote les la la de la musique. Tend ses bras noueux vers les épaules de son cavalier. Avance vers lui, hésitant sur ses lourdes jambes où serpentent les varices. Ses yeux perdus dans ceux de Georges, Madeleine n'a pas vu les marches.

Et chute dans l'escalier.

Dong, dong, dong. Le glas du chagrin.

Georges n'est plus là pour pleurer Madeleine.



Charly
La tentation d'Albertine

Sur le même sujet:

 

Commentaires 3

Invité - Stéphanie le dimanche 24 novembre 2024 09:00

Joli texte et histoire avec ses transitions de dimensions bien maîtrisées.

Joli texte et histoire avec ses transitions de dimensions bien maîtrisées.
Invité - Gina le dimanche 24 novembre 2024 05:18

Quel beau texte! J'aime beaucoup, il m'a emportée !

Quel beau texte! J'aime beaucoup, il m'a emportée !
Invité - Françoise Gailliard le lundi 2 décembre 2024 17:32

Bonjour Stéphanie et Gina
Merci pour vos commentaires qui me touchent.
Amicalement. Françoise

Bonjour Stéphanie et Gina Merci pour vos commentaires qui me touchent. Amicalement. Françoise
Déjà inscrit ? Connectez-vous ici
mercredi 11 février 2026
Si vous souhaitez être informé des publications de ce blog :

Textes à redécouvrir

1 février 2022
Sujet difficile que cette "allégorie personnification". Voici un texte  que j'ai écrit dans le cadre de cette proposition. Il ne s...
1562 lectures
17 janvier 2020
La tête entre les mains, il se cache dans ce jardin public pour fuir l'effervescence de la maison. Peut-être va-t-on l'oublier comme souvent, d'ailleu...
1881 lectures
1 décembre 2025
Il lève la tête, jette un oeil par l'aveuglement de la fenêtre et se repent aussitôt : le vert du jardin l'appelle ! Pour tailler, arracher, faner, ém...
253 lectures

Phrases d'auteurs...

"Si vous avez quelque chose à dire, tout ce que vous pensez que personne n'a dit avant, vous devez le ressentir si désespérément que vous trouverez un moyen de le dire que personne n'a jamais trouvé avant, de sorte que la chose que vous avez à dire et la façon de le dire se mélangent comme une seule matière - aussi indissolublement que si elles ont été conçus ensemble."  F. Scott Fitzgerald

"Le romancier habite les seuils, sa tâche est de faire circuler librement le dedans et le dehors, l'éternité et l'instant, le désespoir et l'allégresse."  Yvon Rivard

" La vie procède toujours par couples d’oppositions. C’est seulement de la place du romancier, centre de la construction, que tout cesse d’être perçu contradictoirement et prend ainsi son sens."  Raymond Abellio

"Certains artistes sont les témoins de leur époque, d’autres en sont les symptômes."  Michel Castanier, Être

"Les grandes routes sont stériles." Lamennais 

"Un livre doit remuer les plaies. En provoquer, même. Un livre doit être un danger." Cioran

"J'écris pour me parcourir. Peindre, composer, écrire : me parcourir. Là est l'aventure d'être en vie."Henri Michaux

"La littérature n’est ni un passe-temps ni une évasion, mais une façon–peut-être la plus complète et la plus profonde–d’examiner la condition humaine." Ernesto Sábato, L’Ecrivain et la catastrophe

"Le langage est une peau. Je frotte mon langage contre l'autre. " Roland Barthes, Fragments d'un discours amoureux 

 

 

Mon blog personnel

Des articles sur l'écriture, des conseils, des exemples, des bibliographies et mes propres textes. Ci-dessous, les derniers articles publiés.

Visitez mon blog

Faire peur au lecteur !
Faire peur au lecteur !
« L’émotion la plus forte et la plus ancienne de l’humanité c’est la peur, et la peur la plus ancienne et la plus forte est celle de l’inconnu. » affirme H. P. Lovecraft. Mais, sous l’évidence du mot et de l’émotion qui lui est associée, qu’est-ce finalement, la peur ?...

Lire la suite

Mots-clés

Absence Acronymes Adresse Afrique Allégorie Alpinisme Amour Anaphore Animal Antonin Artaud Argent Attente Auteur participant aux ateliers Autoportrait Avortement Baiser Bateau Blaise Cendrars Bleu Bourreau Buzzati Cadre Cafè Campagne Christian Bobin Chronologie Cinéma Concours Construction Corps Corse Couleur Couleurs Couple Course Covid Crescendo De dos Description Désert Désir Dialogue Diderot Douleur Ecrire Ecrire ailleurs Ecriture automatique Ecriture volcanique Ecrivain Emmanuel Berl Enfance Enterrement Enumérations Ephémère Épilogue Epiphanie Erotisme Exil Fable Faits divers Famille Fantastique Faulkner Felix Fénéon Femme Fenêtre Fête Fiction Filiation Flux de conscience Focalisation Folie Fragments Gabriel Garcia Marquez Gestes Giono Guerre Haïkus Henri Michaux Hôpital Humour Idiomatiques Ile Imaginaire Inceste Indicible Instant Ironie Japon Jardin Jean Tardieu Jeu Journal intime Julio Cortázar Justice La vie Langue Larmes Laurent Gaudé Légende Léon Bloy Lettres Lieu Littérature américaine Main Marche Maternité Mauvignier Médias Mémoire Métaphore Métro Michon Micro nouvelles Miroir Moment historique Monologue Intérieur Monuments Mort Mots Mouvement Musée Musicalité Musique Mythe Mythes Naissance Narrateur Noms de personnage Nourriture Nouvelles Novalis Nuit Numérique Objets Obsession Odeurs Oxymores Pacte de lecture Paternité Patio Paysage Peinture Personnage Personnage noir Peur Photo Phrase Phrases Pierre Michon Poésie Point de vue Polyphonie Portes Portrait Printemps des poètes Prison Projection de soi Quotidien Raymond Queneau Récit d'une vie Recueil de nouvelles Réécriture Rencontres Résilience Révolution Rituel Roman Romantisme Rythme Scène Science-fiction Sculpture SDF Secret Sensation Sève d'automne Silence Soir Solitude Son Souvenir Souvenirs Sport Stages Steinbeck Stupéfiants Style subjectivité Sujets d'actualité Superposition des temps Synesthésie Synonymes Téléphone Témoignage Temporalité Texte avec "tu" Textes écrits à plusieurs Tobias Wolff Venise Vie Vieillissement Ville Violence Visage Voix Volcanicités Voyages Voyeur Zola Zoom