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« Au fond de nous-mêmes, nous désirons tous qu'arrive vite le jour du drame. » Voilà c'est fait, il l'a dit ! Verre de rosé d'une main, cigarette de l'autre. Pas de suspension, une coupure nette, sans appel…. Regard rapide, satisfait sur les autres convives plus préoccupés à faire circuler les pots ...

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05 September 2026
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Le Process est une chronique satirique publiée en mai 2026 aux Éditions la Mouette de Minerve. Vous pouvez le commander dans toutes les librairies et sur les sites de vente en ligne :  à la  FNAC ou sur Amazon En savoir plus !
29 August 2026
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Sous l’auspice des crêtes figure détaillée de la masse du monde comme si la montagne figurait l’univers colosse indifférent toutes nos turpitudes et nos petites joiessemblent être absorbées dans la masse endormiela lune illumine d’étain sa douce part de nuitde ciel une éclaircieune ile dans la mer assombrie du silenceNon, rien ne me soucie que la douce clarté de tout ce qui ne dort et ne veut s’assoupirLuneles extases à deux peuvent-elles entrouvrir la porte des montagnes ? Le flambeau du désir n’est-il qu’une brûlure ?Une ile, lui aussiqui éclaire le cœur en attendant son aubequi le noiera bientôt dans son trop de lumièreétouffant les étreintes sous la trique du jource tueur de mystère.Lunetoi qui brille si hautest-ce cela, mourir ?             {loadmoduleid 197}         
17 August 2026
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Nouvelles sur le thème du faux, de l'imposture — Le Double de Fiodor Dostoïevski (1846) dédoublement psychique — William Wilson,  d’Edgar Allan Poe (1839) thème du double — Le Voleur de cadavres de Robert Louis Stevenson (1884) et Dr Jekyll et Mr Hyde (1886) — Nombreuses nouvelles de Borgès, L’Aleph et surtout  Histoire de l’infamie. — Nouvelles de Silvana Ocampo, L’Imposteur notamment. — Nelson d’Echenoz dans le recueil Caprice de la reine. — Les Vies imaginaires de Marcel Schwob : biographies où l’auteur affirme ne pas se préoccuper du vrai — Plusieurs nouvelles de Akutagawa Ryūnosuke dans « Rashōmon et autres contes » — Les Belles Endormies, roman court de Yasunari Kawabata sur la manipulation. — Georges Perec : Le Voyage d’hiver sur la falsification littéraire. Et bientôt le recueil "L'HAR du faux" sur ce thème qui sera publié à la rentrée par les éditions del'HAR.   Romans sur le thème du faux -   Les Onze de Pierre Michon : tableau inventé avec des personnages historiques -   Les Bienveillantes – Jonathan Littell (2006) faux mémoire d’un officier SS. Le narrateur est un imposteur narratif. Usage de faux historique massif. -   L’Imposture de Georges Bernanos (1927) un prêtre qui a perdu la fois et continue son sacerdoce, faux spirituel ; exploration de la mauvaise foi religieuse, imposture morale/existentielle qui lie faux et péché. -   L’Imposteur de Javier Cercas : imposture historique réelle, auto-illusion, question du mensonge et de la popularité.  -   L’Adversaire, Emmanuel Carrère, non-fiction, crime et fausse identité d’après un fait divers. -   Opération Shylock, une confession de Philip Roth -   Les Pléiades d’Arthur de Gobineau, Les Nouvelles asiatiques : imposture et usurpation dans des contextes exotiques/historiques. Angle : faux nobles, fausses identités pour ascension sociale. -   L’Œuvre posthume de Thomas Pilaster d' Éric Chevillard (2019) joue sur la fausse découverte d’un manuscrit posthume. Métalittérature sur l’imposture éditoriale. -   Le Musée de l’innocence de Orhan Pamuk (2008) le narrateur collectionne des objets pour prouver une histoire d’amour ; le musée existe vraiment à Istanbul. -    Un Cabinet d’amateur, roman de Georges Perec (1979):  fascination de l’art et du le faux, la question de la copie et de la mise en abîme en peinture. -   HHhH de Laurent Binet (2010) roman historique sur l’assassinat de Heydrich. Binet joue sur la frontière entre fait et fiction, se met en scène comme « imposteur » de l’histoire. -   Le Faussaire – W. Koeppen (1983) Un Allemand se fait passer pour un survivant des camps pour obtenir des réparations. Réflexion sur la culpabilité collective et le mensonge post-Shoah.   Philosophie  -  Le Mythe de Sisyphe ou L’Homme révolté d’Albert Camus (essais avec exemples littéraires) – pour la réflexion philosophique sur le mensonge à soi.         {loadmoduleid 197} 
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Un petit dérivatif

1914_18 Atelier- Ecrire d'après une scène de cinéma

Clameurs goguenardes, moqueuses, hargneuses.

Messieurs ! ça siffle, ça gueule bouche béante, ça gouaille, ça remue.

Usée, râpée, à bout, ivre peut être. Une troupe. Des hommes, unis dans un même corps, qui se sont battus pour défendre, défendre quoi ? Surgis du néant de la bestialité, ils gueulent, dans le beuglant, à s'en démantibuler, pour hurler qu'ils existent.

Dax, dehors, perçoit le tumulte, entend la plainte, écoute.Messieurs, qu'est-ce que serait la vie sans un petit dérivatif !

Et voilà monsieur Loyal, un type au gilet bistrotier qui la tire du fond du caboulot sous l'éclat d'une rampe factice. Une chevrette arrachée au troupeau, qu'on mène à la foire, à l'abattoir.

Un frêle rayon de lune, blonde, fragile, face au chaos ténébreux de ces corps entassés, de ces gargouilles hirsutes. Il va chercher au plus profond de leurs secrets instincts, de ceux auxquels ils ont rêvé au fond de la tranchée, de ceux que leur main poisseuse et meurtrie a tenté de raviver, d'ériger, haletants. Une meute frustrée, désemparée, qui attend, gronde, aboie, assise dans la pénombre. Elle susurre Guten tag. Hé, tu pourrais parler une langue civilisée ! roulis de corps débraillés, de guingois, de traviole qui la découvre, hilare. Ça vocifère l'approbation, ça s'esclaffe. Elle est presque diaphane dans sa timidité, prête à rompre, égarée. Et Monsieur loyal hâbleur montre, désigne en ondulant, dessine un petit talent naturel de sa voix nasillarde. Doigts baveux dans des bouches fendues, trognes tendues, violacées, tumulte railleur. Ennemie d'outre Rhin, d'outre-tombe. Tant mieux.

Aucune retenue pour la croquer. Elle est debout, exhibée, violée par tous ces regards concupiscents qui suintent. Monsieur Loyal qui touche, qui enlace…pour les autres. Eux la. déshabillent déjà.

Elle a un gosier en or ! précise le type. Boucan du diable, les mains claquent comme des rafales, cognent sur les tables, ça éructe. Elle hésite, désorientée, bouche ouverte, ânonne, inaudible. Le petit homme la redresse. Ça rugit. Ça tangue sur les visages. Une salve de violence verbeuse comme on prend les armes pour se défendre, pour ne pas succomber, pour faire sonner ce qui reste de force quand on est faible. Plus fort !

Sa voix trébuche des mots qui affleurent, légers, des plumes de mots qui s'élèvent. Et puis un son ténu, une voix dépouillée sans artifice sans timbre, une mélodie nue qui apaise leur fièvre. L'assaut cesse peu à peu, l'espace ploie sous le silence de la mélodie. Le fidèle hussard raconte une tristesse qui n'a pas de fin et la langue de l'ennemi se mue en caresses d'amour.

Une attention presque enfantine saisit les regards comme lorsqu'on dévoile un conte le soir venu, une douceur en équilibre, douloureuse.

Devant ces hommes chavirés elle se dresse, chante. Une apparition face aux ténèbres où s'ébauche un clair-obscur d'émotions simplement humaines.Une tête s'incline, un dos se voute, puis lentement les voix s'unissent, fredonnent. Un visage résille se ride d'une nostalgie inquiète. Une lueur éclaire une figure désarmée dont les yeux clignent de mélancolie. Un sanglot noue les gorges et semble dire que le désir s'est éteint.

Entre des cils embués se devine une lassitude, une solitude immense. Une tête oscille au rythme de la mélodie, des vagues plissent un front, un frêle sourire hésite au coin d'une bouche. Des souvenirs flottent, invisibles, qui racontent l'espoir. Un jeune homme blond efface une larme. A ses côtés une larme roule sur une joue, sous le poids d'une peine infinie.

Dax baigné d'amertume s'éloigne. Il laisse à cette vaine acmé encore quelques instants avant de repartir au combat. 


Les Sentiers de la gloire

Film de Stanley Kubrick, scène finale dite de la chanson
Les sentiers de la gloire Epilogue
Les Éphélides d'Azur ou Les Volcans de peau

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lundi 7 septembre 2026
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"Le romancier habite les seuils, sa tâche est de faire circuler librement le dedans et le dehors, l'éternité et l'instant, le désespoir et l'allégresse."  Yvon Rivard

" La vie procède toujours par couples d’oppositions. C’est seulement de la place du romancier, centre de la construction, que tout cesse d’être perçu contradictoirement et prend ainsi son sens."  Raymond Abellio

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