Au fond de nous-mêmes Nous désirons tous qu'arrive vite le jour du drame Nous désirons tous que demain soit la veille d'un nouveau jour Que demain voit la fin de cette nuit noire Que vienne le jour d'après Nous voulons tous connaître ce qui doit arriver Depuis quand avons-nous commencé à attendre ? ...
Il y aura une maison au bout du chemin.
J'y tisserai doucement l'âme du temps,
chaque chose du monde deviendra cérémonie.
Il y aura les promesses du cerisier et de longs rubans d'hirondelles dans le ciel,
Il y aura quelques ronces dans les sentes et des mésanges bleues dans l'aubépine.
Assise près d'une tâche de neige,
j'écouterai les confidences des rivières où l'eau coule nue.
J'épierai le frisson de l'arbre sur la pierre et la jubilation de l'oiseau.
Ce soir, il se fait tard... l'odeur poudrée de la glycine effleure la question,
un éclat d'espoir se retourne dans le crépuscule. Sous l'écorce de la vie,
Le désir est un rire trempé de joie.