Au fond de nous mêmes, nous désirons tous qu'arrive vite le jour du drame. C' est ainsi, nous voulons croire à l amour et le trouver tout en sachant que ça finit toujours mal, une histoire d'amour…en général. Dès l'enfance, nous avons été biberonné à la recherche du bonheur amoureux et nous nous rég...
Au fond de nous mêmes, nous désirons tous qu'arrive vite le jour du drame.
C' est ainsi, nous voulons croire à l amour et le trouver tout en sachant que ça finit toujours mal, une histoire d'amour…en général.
Dès l'enfance, nous avons été biberonné à la recherche du bonheur amoureux et nous nous régalons à poser des questions à ce propos même aux plus jeunes.
« Alors, tu as trouvé un chéri ? ou plutôt ta moitié ? ou préféres tu dire ton âme sœur ?
Et finalement un jour, l'amour se vit, se concrétise, et cesse d'être un rêve.
Quelquefois seulement, une petite voix se pointe dans ton oreille, perfide sur une fin probable de cette belle histoire.
A grand coup de pinceau, de déni nous pouvons la faire disparaître en se martelant « je l'aime, c'est mon mari, c'est lui que j'ai choisi »
Bourdonnement d'oreilles, un Doliprane, ça passe
Et puis un jour la voix est devenue stridente, lancinante
Elle nous casse les oreilles et nous prend toute notre attention :
« Tu aimes plus ton mari, tu apprécies juste ton confort, tu le détestes »
Tu ne supportes plus son rire de commercial
Tu n'as plus envie de repasser ses chemises et tu imagines les brûler au fer.
Tu fuis l'odeur de son haleine alcoolisé et des ses bisous de trop
Toi, qui l'a tant réclamé, tu ne veux plus le voir.
Tu attends le moment pour partir, après Noel, après les vacances, après son anniversaire…
Le temps s'allonge, et tes pieds restent collés dans la maison, ta langue pend dans ta bouche, tes yeux perdent leur couleur verte.
Tu attends le moment.
Le déclic.
A quel moment nous nous échappons d'une situation sordide où nous nous enfonçons ?
Attendre le drame ? Le jour du drame, la parole de trop, le geste où il nous montre le point menaçant devant notre nez baissé. La menace rôde.
Le drame passe sous votre fenêtre.
Vous le voyez se glisser dans votre maison, il se déplace comme une silhouette macabre dans votre intérieur.
Vous jaugez vos chances de vous échapper.
Vous avez peur par moment de ne pas réchapper à ce drôle de départ.
Votre corps est sous l'effet d'un anesthésiant puissant
Vous devenez folle et fixez votre attention sur la quantité d'eau mise dans le vase qui tient les dernières fleurs offertes en guise de pardon. Ne pas le faire déborder. Pas une goutte de plus.
Vous disparaissez dans vos pensées en scrutant les éraflures du vase.
Vos enfants vous cherchent :
« Maman ! tu parles toute seule… tu as entendu ce que je t ai dit ? »
Vous raclez votre gorge comme nous tous, passons.
Passons vite à autre chose et faisons à manger.
Vite ! Débarrassons la table.
Le vase casse en morceaux, les rêves se brisent
Et là,
Tu commences à dire que tu es malheureuse, que tu ne sais pas comment tu vas partir, tu penses divorcer
Les gens tombent de leurs chaises au téléphone.
« Pourquoi maintenant ? » ils te disent.
Tu te dis que toi tu as reniflé le drame, tu as senti le brûlé dans la maison.
Tu as entendu une alarme qui a surgit de ta tête que tu ne peux plus arrêter.
La nuit, tu rêves d'un feu rouge qui clignote, tu es perdue sous un pont en moto toi qui ne sait pas les conduire
Au fond de toi même, tu désires vite partir et filer loin.
Seulement tu ne veux pas les inquiéter,
Alors tu dis pour parler d'un drame
« On ne s'entend plus. »
Ça plait à tout le monde ce genre de réplique