"Un auteur qui n’apprend rien aux écrivains n’apprend rien à personne non plus." Walter Benjamin

Un blog à visée d'écriture

J'entreprends de créer un nouveau blog !

Un blog littéraire de plus? Pas tout à fait. Il ne s'agit pas ici de mon "avis " sur des livres, de mes impressions de lecture, même si elles ne peuvent pas être totalement absentes, mais de ce qui me semble intéressant au niveau de l'écriture, de la construction, du style, de tout ce qui importe à ceux qui écrivent ainsi qu'à ceux qui aiment la littérature pour ce qu'elle est, un langage, un univers, un art, un artisanat. Au fil des jours, je proposerai aussi quelques textes personnels...

Un menu thématique permettra de retrouver les questions abordées précédemment.


Sylvie Reymond BagurC’est là qu'il m'attendait, là que j'allais le rencontrer.

Rencontre non préméditée,

simplement questionnée.

Qu’est-ce que je faisais donc, finalement, dans ce théâtre?

 

Déshérence,  

Désert d’inspiration,

Désastre d’un spectacle manqué,

Désordre des émotions,

Désamour,

Désillusion…

 

 

Il manquait un mot à l’appel.

Le temps était venu de lui faire sa place, d'oser le raconter.

Et qui donc était-il ? 

Une bombe? Une force en attente de son explosion?

Une puissance latente ?

 

 

Pas seulement !

Une dynamique, un mouvement ou plutôt une poussée,

la poussée  d'une fièvre enfermée dans une boite,

Une bouffée qui temporise, mais n'attend pas sagement, macère, fermente et se renforce de l’épreuve.

Oui, tout cela et aussi une peur, une sorte de peur, mêlée de plaisir anticipé, contenue, et qui pousse la boite, de l’intérieur,  la force à s'ouvrir, à le laisser sortir, s'échapper.

Soudain immense et déployé.

 

Alors il disparaît.

Aussitôt.

Il s'épuise, révèle qu'il n'est qu'un potentiel, une différence de niveau devenue impuissante quand l'objet a chuté.

Tout cela?

Et beaucoup plus encore, c'est ce qui m'attendait pour dénouer le cercle d'une vie bloquée.

Bloquée par mon incapacité à le reconnaître,  à le laisser venir à la surface.

Lui, qu’il faudra bien, à la fin, se résoudre à nommer.

Le désir

Mon désir, mes désirs,

n'était-ce pas cela que je cherchais à poser sur l'écran, comme je l'avais fait pendant toutes ces années sur la scène?

Mes désirs et mes manques, danser et puis écrire mes balancements et mes déséquilibres qui me poussent plus loin ?

Mon désir de respirer autrement, 

Désir, défi de faire

entrer la vraie vie dans le texte comme je l'avais tenté plus tôt dans les théâtres ?

Théâtres, mots... Mes lieux de désirs, 

Ces lieux où ils s'exauçaient, ces lieux où la proportion de rêves

et de réalité s’était toujours inversée en MA faveur.

 

Puis, la porte du théâtre refermée, l’écran noirci, la page retournée,

ne reste qu’une absence. 

Et le désir de vivre ? Aura-t-il la patience

de m’attendre ?

 

 

X

Pas de copie.

Pas de copie. Merci