"Un auteur qui n’apprend rien aux écrivains n’apprend rien à personne non plus." Walter Benjamin

Un blog à visée d'écriture

J'entreprends de créer un nouveau blog !

Un blog littéraire de plus? Pas tout à fait. Il ne s'agit pas ici de mon "avis " sur des livres, de mes impressions de lecture, même si elles ne peuvent pas être totalement absentes, mais de ce qui me semble intéressant au niveau de l'écriture, de la construction, du style, de tout ce qui importe à ceux qui écrivent ainsi qu'à ceux qui aiment la littérature pour ce qu'elle est, un langage, un univers, un art, un artisanat. Au fil des jours, je proposerai aussi quelques textes personnels...

Un menu thématique permettra de retrouver les questions abordées précédemment.


A la question de savoir ce qu'il pensait être le substrat de son oeuvre, voilà ce que le lauréat du Nobel a répondu:

-          "  La poésie grâce à laquelle, sur I'imposante liste de navires dressée par le vieil Homère dans l'Iliade  souffle un vent qui les pousse à naviguer avec une légèreté intemporelle et hallucinée. La poésie qui porte, sur le délicat échafaudage des tercets de Dante, tout le dense et délicat édifice du Moyen Âge. La poésie qui, en une totalité miraculeuse, nous rend notre Amérique sur les "  Hauteurs du Machu Picchu "  du grand Pablo Neruda, le plus grand de tous, là où nos plus beaux rêves sans issue distillent leur tristesse millénaire. La poésie, enfin, cette énergie secrète de la vie quotidienne qui fait cuire la soupe dans la cuisine, propage l'amour et répète les images dans les miroirs.

            À chaque ligne que j'écris je m'efforce toujours, avec plus ou moins de bonheur, d'invoquer les esprits furtifs de la poésie et de laisser sur chaque mot le témoignage de ma dévotion pour leurs vertus divinatoires et leur victoire permanente sur les pouvoirs sourds de la mort. Le prix que je viens de recevoir est pour moi, en toute humilité, la révélation consolatrice que ma tentative n'a pas été vaine. C'est pourquoi je vous invite tous à lever vome verre à la santé de ce qu'un grand p'oète de nos Amériques, Luis Cardoza y Aragön, a défini comme l'unique preuve concrète de llexistence de l'homme : la poésie. Merci beaucoup."

 

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Pas de copie.

Pas de copie. Merci