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Tut’Tut’ et Nénette

 Cette semaine-là fût éreintante, entre les dernières préparations de Tut'Tut' et Nénette, les faire toutes belles pour la Nationale. LA sortie de l'année ! Un an qu'on s'y prépare, qu'on les bichonne, qu'on les rénove, tant d'heures passées chaque week-end avec Zézette, Dédé et Lulu, sans oublier Diablo bien sûr !

Nous nous sommes retrouvés chez Zézette et Dédé, qui, dignes de leur réputation n'étaient toujours pas prêts. Une vraie bazarerie ! Toile de tente, sardines à l'huile, sacs de couchages, couches urinaires, jerricane d'essence, le tout enseveli sous la montagne de petit linge de Zézette. Des vieilles culottes de grand-mère en veux-tu en voilà, des soutiens gorges aux baleines géantes. Rien de bien affriolant, ça c'est sûr ! Une pile de gants en éponge bleu sale, aussi vieux que les culottes, d'autres vêtements balancés là, en boule, probablement l'œuvre de Dédé. Y en avait partout, dentifrice et mousse à raser, en vrac sur le pack de blondes, juste à côté des bottes de pluie toutes crotteuses et des K-Way encore dégoulinants de ce matin, où vibrait une assiette de crêpes à une dizaine de centimètres du sol. Je me suis approché pour attraper l'assiette et j'ai failli tomber à la renverse, trébuchant sur un Playmobil, entre Juju la Tortue et le grand Atlas des Routes de France. Ah ça, niveau organisation, Zézette et Dédé n'étaient pas les plus doués.

Après une éternité à tout charger puis les heures à vagabonder sur les routes de France ponctuées de moult pauses pipi sous un ciel maussade sans un rayon de soleil, nous arrivâmes à la file de Deuchs à l'arrêt, signe d'arrivée à bon port.

Une fois stationnés et avant même de déballer notre bardas, la fête pouvait commencer. C'est évidemment une bière à la main que nous partîmes à la découverte des lieux et de ces charmantes dames alignées telles une exposition d'œuvres d'art. Demain, Tut'Tut' et Nénette les rejoindraient.

A force de se retrouver chaque année, on commence à reconnaître pas mal de spécimens et leurs autos. Et comme à l'accoutumée, dans les premiers arrivés, on compte toujours l'édition limitée de Perrier du Père Dodu, la pimpante florale et colorée de Madame Peace & Love qui se défraîchit d'année en année, la Charleston grise toujours flambant neuve de Pépé « tout d'origine », l'Ami des alcooliques anonymes, que les jeunes ont retapée pour faire couler à flots le Pastis à chaque coup d'accélérateur, la Deuch arc-en-ciel et sa corne de licorne sur le pare-brise, la vert-pomme de Mamie blues qui chante toujours à tue-tête et surtout la nuit, le trio bleu-blanc-rouge des frangins bargeots, la coccinelle des cyphonnés qui n'ont toujours pas compris que la Deuch n'est pas une coccinelle, celle de Mamie la Précieuse toujours décapotée et pourtant toujours agrémentée de son ombrelle ton sur ton, puis se disputent la meilleure place celles de chaque fournisseur de pièces détachées, aux couleurs de leur propre marque car tout est bon pour faire de la pub, et sans oublier l'électrique de Nanard l'Avant-gardiste mais quelle idée une Deuch électrique ! Il a dû mettre les doigts dans la prise celui-là !

Notre euphorie grandissante prit évidemment fin quand Zézette gronda de sa forte poitrine qu'il fallait encore monter les tentes avant la tombée de la nuit. Je ne comprends pas de quoi elle se mêle, ce n'est même pas elle qui les monte de toute façon. Heureusement, nous avions notre pack de bières !

Toile de tente, sardines à l'huile, sacs de couchages, couches urinaires, jerricane d'essence, le tout enseveli sous la montagne de petit linge de Zézette. Des vieilles culottes de grand-mère en veux-tu en voilà, des soutiens gorges taille XXL. Je n'y connais rien en soutien-gorge, mais rien d'affriolant, ça c'est sûr ! Des serviettes et des gants de toilette, probablement aussi vieux que les culottes, d'autres vêtements balancés là, en boule, probablement l'œuvre de Dédé. Y en avait partout, les affaires de toilette en vrac, sur le pack de blondes, juste à côté des bottes de pluie toutes crotteuses et des K-Way encore dégoulinants de ce matin, où vibrait une assiette de crêpes à une dizaine de centimètres du sol. Intrigué, je me suis approché pour attraper l'assiette et j'ai failli tomber à la renverse, trébuchant sur un Playmobil, surpris à la vue de Juju la Tortue, empêtrée dans ce fouillis. Ah ça, niveau organisation, Zézette et Dédé n'étaient pas les plus doués. 

Blog littéraire des ateliers d'écriture de Sylvie Reymond Bagur
Une belle nouvelle, publication du livre de Mauric...
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