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L'axe de la dernière seconde

Le soleil s'est levé depuis une paire d'heures. Il fait déjà chaud... L'ombre des arbres s'écrase sur la route, les bâtiments sont troués de grandes baies, vides, personne aux fenêtres, personne aux balcons. Des boites empilées les unes sur les autres, vides. On se terre à l'intérieur. Sur la droite un soldat court, il fixe un point à l'horizon, indifférent à ce qui se passe. Sur la route, une tache...béance sombre, étale: du sang. A gauche un homme en treillis. Il grimace. Il regarde au centre. Un trait de dents blanches lui barre le visage, et une tracenoire à la place des yeux: l'ombre du casque. Sur le devant deux personnages. Un individu de dos... la tête, de profil. L'œil grand ouvert, le nez pointu dans l'axe du point de fuite. Son front est immense. Le soleil s'y reflète presque dedans. Sur le dos, une trace de lumière dessine une tête de tigre. Son bras s'étire, s'envole, se détache presque du corps. Au bout, son poing tient une arme, éclair d'argent qui troue le centre de l'image, violence du geste. Dans l'axe, à bout portant, un autre individu, exsangue. Les poings liés, dans le dos. Sa chemise à carreaux rappelle le quadrillage des bâtiments. Son visage se déforme, sa bouche se tord, un filet de sang coule du menton sur le cou, on a presque le goût de fer sur la langue, ses cheveux se soulèvent, ses yeux se ferment. Dans le rectangle de lumière de son regard: la mort. Juste avant la chute.

1er février 1968, Rue Catinat à Saïgon. J'avais 9 ans, tu en avais 11. Je me souviens de la photo sur le journal, tout comme celle de "la petite fille au napalm "quelques années plus tard, pour toi elle est inscrite dans ton histoire, dans ta chair.

Double, voire triple mise en abyme, derrière le photographe, il y a celui qui regarde l'image, un peu de soi s'y distille, vérité incomplète qui se donne à voir comme dans ces miroirs de barbier à trois pans où différentes facettes se reflètent. Un tracé de je, tu, il.

DESIRS
Proposition d'écriture d'un texte court pour le th...
 

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