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Monsieur que regardez-vous l'œil si clair On dirait que vous mesurez le monde Et cela vous fait sourire Et pourtant je ne vois qu'une feuille d'érable Et qu'un maigre rayon de soleil sur votre front     Je regarde la liberté. On dit qu'un jour elle va passer Monsieur, vous avez une grande oreille Ma foi jolim...
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J'ai été réveillé par des coups comme des coups de pioche. Étonné j'ai soulevé le couvercle et vu un archéologue creuser la terre autour de moi. Barbe blanche, cheveux blancs, il ressemblait à Charlemagne. Il pouvait avoir entre cinq et dix mille ans.Il était accompagné d'un assistant plus jeune que lui, peut-être deux ou trois mille ans, avec Blue...
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Harlequin Ginette était en train de nettoyer la table à la terrasse quand tout à coup elle s'immobilisa. Figée, bouche ouverte, chiffon suspendu dans l'air, regard scotché, il arrivait en Harley. Santiags en éventail, bras de viking suspendus au guidon sans fin, aisselles en broussaille, poitrine tatouée d'apocalypses, cheveux bouclés de vent, barb...
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La scène se passe à Capri, au bout de l'île, à 350 marches au-dessus de la mer. Trois personnes, Maxime, Maria et Sauveur, se retrouvent pour y bâtir une maison ronde avec des murs de livres. Maxime est grand, carré de tête, poitrine d'enclume, cheveux en javelles séparés par une raie au milieu. Ses mains sont larges comme des queues de castor Il p...
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Il s'agit d'une scène d'un film « Goodbye Vietnam » tournée dans une rues de Saigon pendant la guerre. On y voit quatre personnes, un marin (à droite),un soldat (à gauche) un civil à la chemise à carreaux (mains attachées dans le dos) et un autre civil pistolet à la main. L'instant t d'avant  Le marin : Moi on m'a dit de figurer dans une scène...
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Lui, Don Giacomo, marquis de Gonfalon, renard de haut lignage.Mère renarde argentée de Sibérie, père célèbre héros d'un roman du Moyen-Âge.Portant beau, manteau lustré, escarpins vernis. Joueur invétéré.A des maîtresses dans chaque meute de loups et dans chaque basse-cour.Principale qualité, la modestie. Elle, Lucette, marmotte des alpages himalaye...
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(Suite à la discussion dans l'atelier,  peut-on interpréter des images de guerre.voici un court poème de W. Szymborska) Femme comment tu t'appelles ? - je ne sais pas Où et quand es-tu née ? - je ne sais pas Pourquoi as-tu creusé ce trou ? - je ne sais pas Combien de temps tu es restée cachée ? - je ne sais pas Pourquoi tu as mo...
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(Lubianka, Moscou, est le siège de la terrible Tcheka, police politique de Lénine)   ---------------------------- Grand Hôtel Lubianka, troisième sous-sol, ou cinquième, un couloir, puis un autre, puis une porte, anonyme, chez moi, ou plutôt chez nous, l'obscurité et moi. Tous les deux on fait bon ménage. Elle s'est habituée à ma présence...
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J'écoute Indochine Le canari fait des trilles Une cigogne ramène le soir sur la ville De ses lentes ailes volières Un merle amoureux sur une antenne de télé Plongé dans l'or du couchant Une feuille tombe du toit Comme un avion de papier La voisine allume sa nuit électrique Ferme ses réalités Le jour écrit sa dernière lettre à l'encre bleue Puis s'e...
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J'ai lu ce livre par lequel le scandale arrive. Au début je l'ai pris avec des pincettes. J'ai eu du mal à entrer dans cette histoire, dans cette famille toquée. Dans cette famille où les mères ne portent pas de culottes, où les mères enseignent à leurs filles prépubères comment avoir un orgasme en vélo ou à cheval. Ces mères qui organise...
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O mon roi, mon homme de chair et d'âmeDans la lumière tremblante de la lampeDans l'haleine chaude du bœuf et de l'âneDans ton panier de jonc et de pailleTa mère au visage vierge et aux seins de laitTon père aux mains de sciure et de copeauxJe te prends dans mes bras, je me fais toi O mon roi, mon homme de lumière et d'extaseDe ta voix de rocaille&n...
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La porte était ouverte et la nuit allait et venait, librement, avec une odeur de pluie et le grillonnement de la forêt, quand soudain elle était là devant moi, vivante statue, en boubou multicolore, les cheveux savamment constellés de tresses et l'ivoire des yeux soulignant l'ambre noire du visage. Mais je me rappelle surtout de sa peau, odorante, ...
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 C'est une petite odeur discrète et sans chichi Pas plus grosse qu'une coccinelle ou qu'une larme de souris Mais câline et rêveuse Pieds nus dans le brouillonnement des landes et des collines Dans un souffle de lumière, une volute de ciel Un froissement de feuilles sous les pas d'un renard. Buissonnière, vagabonde, elle raffole des vents d'aut...
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1 Graine de cancre Rosa Rosa Rosam Rosae Rosae Rosa, dit le tableau. Ciel arbre oiseau dit la fenêtre à côté de moi Oùchaque carreau dessine une estampe Avec le flou subtil qu'ont les vitres anciennes En bas, c'est la cour goudronnée de neuf, noir brillant Qui fait la fierté de notre directeur et de nos souliers Le marronnier au milieu recopie la l...
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Chère cousine, Dans mon pays, la Carélie, les habitants possèdent tous une petite boîte pas plus grande qu'un plumier qu'ils gardent cachée sous l'écorce, dans l'épice du bois. En buis, elle bat. Ils y rangent, dit-on, les lettres de l'aimée, des fleurs séchés et quelques parfums précieux. On ouvre ces boîtes en leur chuchotant l'aurore. Ce matin, ...
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Elle porte l'Afrique sur sa tête. L'Afrique entière. Avec les savanes et les forêts vierges. Elle porte une grande bassine d'eau. Toute l'eau de l'Oubangi et du Congo. Elle porte un grand sac sur le dos, plein du poids des bananes. Elle porte le dernier né sur la poitrine. Qui dort la bouche pleine du sein Elle porte le prochain dans le ciel de son...
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Un de ces jours qui ne me dit rien. J'ai beau secouer ma mémoire, rien ne tombe. La terre a pourtant fait un tour et moi 48.000kms. mais rien. Aucun souvenir. Jour blanc. Comme si j'avais été un fantôme... ou victime d'un tour de passe-passe. Mais ce jour-là justement un crime a été commis dans le voisinage. Il me faut absolument trouver un al...
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J'ai appris à lire à deux ans. A écrire à trois. Merci sœur Saint Louis. C'est un prodige disaient les grandes personnes autour de moi. Il a des dons, il ira loin. Je voulais devenir coureur automobile comme Fangio, mais on m'a mis à l'école d'écrivains. J'ai appris par cœur les auteurs grecs et latins. J'ai écrit mon premier roman. Un su...
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De temps en temps j'ai une âme elle vient, elle va sans emploi du temps particulier sans agenda Elle arrive chez moi à l'improviste s'assoie allume une cigarette fait des ronds de fumée trempe un biscuit dans le café Une autre fois je la surprends sur le balancier de la pendule faisant des pointes sur la mosaïque ou en équilibre sur la page d'un li...
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​Ce matin en me réveillant, un petit chat ronronnait contre mon cou. Vous imaginez ma surprise puisque je n'ai pas de chat. En plus il était de toutes les couleurs, jaune, vert, bleu, rouge. Un moment et je réalisais que c'était un rayon de soleil entré par le vitrail de ma chambre. Faut dire qu'il fait froid dehors et qu'il devait se geler les bon...
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"Mais enfin qui sont ces neilikkas ?" me demandait-on à la fin de ma conférence au Congrès de Métaphysique Appliquée (Bruges, 26 Sept). Une feuille de menthe dans une tasse de thé ? Une goutte de rosée sur la moustache d'un phoque ? Un grain de beauté sous un carré Dior? Non, je ne savais pas, malgré toute une vie consacrée à l'étude de ces créatur...
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Ce matin-là, « Lève-toi, tu vas être en retard » me dit maman en ouvrant les volets (maman c'est mon meilleur réveille-matin). D'un bond je me lève. En retard ? Non, surtout pas aujourd'hui ! Vite. Un tour de gant sur la figure, une noisette de dentifrice et hop ! J'avale les escaliers par quatre et mon bol de café au lait. Vite. Moufles, bonnet, c...
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« Les yeux sont des oiseaux prisonniers » Malaparte J'habite au château. Mon père est roi, ma mère reine. Köning und köningin von Polen, aiment-ils dire sous les grands lustres éclatants de mille petits soleils. Das Vaterland von Chopin ajoute mon père qui joue du piano comme si Chopin habitait chez nous. C'est un grand château. Si grand qu'on ne p...
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En entrant on est accueilli par le grand acacia qui agite ses branches un peu comme un éléphant ses oreilles. C’est sa façon à lui de recevoir les gens. Immense et silencieux, il règne sur la cour comme un directeur d’école. Parfois il se met un nuage sur la tête pour se donner l’air sérieux.


Au printemps il s’habille de fleurs et d’abeilles. Une saute de vent et hop il neige sur la cour en plein mois de mai.
Les tourments de la vie ont creusé dans le tronc une sorte de cheminée par laquelle on grimpe jusqu’à la première branche. De là, par temps clair, bravant l’interdit, on saute, les bras ouverts en parachute. L’acacia a toujours gardé le secret.

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